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Les salariés font de la reconnaissance un élément clé de la qualité de vie au travail

Créé par le 04 sept 2015 | Dans : actualité, politique

 

Deux enquêtes récentes montrent l’importance que les salariés
français attachent à la reconnaissance au travail. Face à ces
attentes, le réseau Anact-Aract propose une démarche pour mettre
en place dans l’entreprise une politique de reconnaissance faisant
le lien avec la performance.

Image d'illustration de l'article

TNS-Sofres a réalisé

pour le compte de

l’Anact en 2013 une

enquête auprès

d’un échantillon

représentatif de

salariés français

sur le thème de la qualité de vie au travail. Invités à évaluer leur

situation, ils notent leur qualité de vie au travail tout juste

au-dessus de la moyenne, à 6,1/10. Des marges de progrès

existent donc.

Lorsque l’on cherche à préciser leurs attentes, les salariés

mettent en avant le respect qu’ils attendent et la reconnaissance

du travail réalisé (aussi dans la dimension salaire). Plus

précisément, 58% des personnes interrogées estiment que la

reconnaissance est le mot qui caractérise le mieux la qualité de vie

au travail (en 2ème position après le respect : 64%).

L’enquête TNS-Sofres montre également que les professions

intermédiaires sont celles qui mettent  le plus l’accent sur

l’épanouissement et la reconnaissance des salariés. Elles

ressentent par ailleurs particulièrement une dégradation

de leur propre qualité de vie au travail.

L’enquête Viavoice pour Le Nouvel

Observateur

Ces attentes en matière de reconnaissance sont confirmées par

une seconde enquête, menée à l’automne par l’institut Viavoice en

partenariat avec le Nouvel Observateur. Réalisée sur le thème du

bonheur et de la satisfaction professionnels auprès de 5 000

personnes en activité,  elle met en évidence l’importance des

relations interprofessionnelles dans l’appréciation de son propre

métier : ainsi les relations entre collègues, mais surtout les relations hiérarchiques joueraient un rôle essentiel dans le sentiment d’être

« heureux » au travail.

Dans cette enquête, la reconnaissance (sociétale, hiérarchique,

de ses pairs) arrive en tête des déterminants du bonheur au travail.

Les actifs qui se sentent reconnus par leurs supérieurs

hiérarchiques sont ainsi 94 % à se déclarer « heureux » dans leur

travail, contre seulement 57 % pour ceux qui ne se sentent pas

reconnus. Viennent ensuite la motivation, la pénibilité, les conditions

matérielles, la précarité, etc.

Comment agir sur la reconnaissance au

travail ?

Les salariés lient donc la qualité de vie au travail au sentiment

d’être reconnu ou pas. Mais cette reconnaissance n’est pas

seulement le fait des personnes. Elles est largement déterminée

par la conception, l’organisation du travail et les conditions dans

lesquelles se déroulent les relations professionnelles. Comment dès

lors, agir ?

Depuis plusieurs années, les équipes du réseau Anact-Aract sont

mobilisées sur ce sujet. Leurs travaux au contact d’acteurs de

terrain ont montré que la reconnaissance est un levier fort de

l’engagement au travail. Et qu’a contrario, la faible reconnaissance

des efforts, le déni des difficultés, sont autant de causes de

démobilisation, de mal-être, et de contre-performance productive.

Des atteintes à la santé sont même possibles.

Tout le monde a donc intérêt à s’emparer de la question de la

reconnaissance. Pourtant, nombreux sont les dirigeants de PME,

les DRH, les managers, les représentants du personnel à se sentir

démunis face à la question : peur d’ouvrir une boîte de Pandore ;

crainte de dépasser le champ professionnel ; d’une réponse

exclusivement centrée sur la rémunération alors même que les

marges de manœuvre sont réduites.

Une démarche faisant le lien avec la

performance

Pour outiller les acteurs d’entreprises dans la mise en place

d’une politique de reconnaissance, le réseau Anact-Aract propose

une démarche élaborée à partir de plusieurs interventions sur ce

sujet. Au cœur de cette démarche, un outil d’appréciation des

pratiques à mettre en œuvre dans le cadre d’une démarche

concertée : le diagnostic performance-reconnaissance.

Une démarche et un outil qui pourront être utiles au moment où

les entreprises sont incitées à s’engager dans l’expérimentation

sur le thème de la QVT à la suite de la signature en juin 2013

d’un accord interprofessionnel. Après avoir pointé dès son premier

paragraphe les « attentes fortes d’être pleinement reconnu dans

l’entreprise », cet accord déclare la reconnaissance comme faisant

partie de la qualité de vie au travail et institue la « reconnaissance

du travail » comme le premier point de la qualité des relations

sociales et de travail.

François de Rugy : « Pour moi, EELV, c’est fini »

Créé par le 27 août 2015 | Dans : actualité, politique

 

François de Rugy à Blois le 26 août.

François de Rugy vient de mettre un point final à un nouvel ouvrage,

Ecologie ou gauchisme, il faut choisir (L’Archipel, 128 p., 14,95 euros),

mais aussi à près de vingt ans de militantisme chez les Verts puis à

Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Une semaine après les menaces de son homologue du Sénat, Jean-Vincent Placé, de quitter EELV, le député de

Loire-Atlantique et coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée

nationale annonce au Monde qu’il s’affranchit de son parti et qu’il entend « fédérer les écologistes réformistes ».

Pourquoi quittez-vous aujourd’hui EELV ?

Je quitte Europe Ecologie-Les Verts car pour moi EELV, c’est fini. Le cycle

ouvert par Daniel Cohn-Bendit en 2008 est arrivé à son terme.

Aujourd’hui, on n’arrive plus à avoir les débats, ni de fond ni stratégiques,

au sein d’un parti qui s’enfonce dans une dérive gauchiste. A reporter

sans cesse le moment de la clarification, on s’enlise, au mieux dans

une position illisible, au pire dans un repli sectaire. J’en tire les conclusions

et je reprends ma liberté de parole et d’action.

Vous pensez rejoindre un autre parti ?

Je ne suis ni dans l’idée d’adhérer à une autre formation ni d’en créer

une autre. Je veux fédérer les écologistes réformistes, ceux qui ne sont

pas à EELV et ceux qui y sont encore. Dans les mois qui viennent, il y aura

des recompositions et des choses nouvelles à inventer au-delà de la

forme du parti traditionnel. Celle d’EELV est d’ailleurs l’une des plus usées.

Vous souhaitez rester au groupe à l’Assemblée nationale ? Quid de sa présidence ?

Je me suis beaucoup battu pour qu’il y ait un groupe écologiste à

l’Assemblée nationale. Je veux qu’il continue à exister, même au-delà

de 2017. Je reste au groupe où il y a des élus EELV, d’autres

qui ne le sont pas et d’autres qui peuvent être encartés ailleurs.

Le groupe est en butte à une contestation interne depuis de longs mois.

Avec Barbara Pompili (également coprésidente du groupe), nous ferons

des propositions pour un nouveau fonctionnement dans les jours

qui viennent. Quant à moi, je ne suis pas dans une logique de m’accrocher

à des postes.

Ne craignez-vous pas de vous marginaliser ?

C’est EELV qui est en train de se marginaliser et à vitesse grand V.

Nous étions sortis de la marginalité de façon spectaculaire grâce à Dany Cohn-Bendit en 2009 mais nous avons rechuté avec la présidentielle de

2012. Je vois les mêmes causes se mettre en place pour produire

les mêmes effets non seulement aux régionales, mais aussi en 2017.

Réciter le prêchi-prêcha des apparatchiks Verts et défendre des positions systématiquement protestataires, tout cela va achever d’éloigner les

électeurs écologistes qui aimaient l’esprit d’ouverture de Dany.

Comment s’annoncent les régionales, selon vous, pour la gauche ?

Il est encore temps de tirer la sonnette d’alarme. Tout est en train de se

mettre en place pour qu’il y ait un processus d’auto-élimination collectif de chaque composante de la majorité de 2012. Dans beaucoup de régions,

il y a un Front national très fort qui est potentiellement en tête. En se

divisant, la majorité de 2012 prend le risque d’être loin derrière la droite

et l’extrême droite. Dans ce paysage, les écologistes qui croient pouvoir

s’en tirer simplement par le retour aux « fondamentaux » risquent d’être

la dernière roue du carrosse. Quant aux alliances avec le Front de gauche

, c’est le pompon, dans la mesure où ce dernier est le courant politique

français le plus centralisateur et jacobin, quand les écologistes sont décentralisateurs et régionalistes.

Qu’attendez-vous de la fin du quinquennat ?

Il ne reste que dix-huit mois et il ne faut pas se contenter d’attendre que

la croissance revienne et que le chômage baisse tout seul. On doit avoir

une feuille de route écologiste avec une priorité : celle de la mise en

œuvre des conclusions de l’accord mondial sur le climat dont j’espère

qu’il sera ambitieux. Cela nécessitera des mesures importantes sur la

question des transports, de la pollution de l’air et de la santé

environnementale. Ces mesures peuvent être prises d’ici à 2017 et faire

partie du bilan qu’on présentera aux Français.

Que pensez-vous d’une candidature de Cécile Duflot en 2017 ?

Dans l’opinion, je ne vois pas de dynamique autour de cette candidature

mais Cécile Duflot se prépare et EELV est déjà devenu une petite

boutique présidentielle. Cette candidature se présente comme l’exact

remake de celle de 2012, avec le résultat que l’on connaît. On ne sait

d’ailleurs pas bien si ce serait une candidature de la gauche de la gauche

ou une candidature rouge et verte.

La gauche semble complètement atomisée aujourd’hui. Comment y remédier ?

Le FN a une très forte dynamique électorale et la droite s’organise pour préparer l’alternance en 2017. Face à cela, la gauche et les écologistes resteraient les bras ballants ? Une primaire est incontournable. En 2011,

cela avait permis d’avoir un débat avec différents candidats et différentes sensibilités, que ce débat soit tranché directement par les sympathisants

de gauche et enfin de se rassembler. Si on ne veut pas subir le même

processus d’auto-élimination que lors du 21 avril 2002, il faudra se

rassembler. Je ne me résous pas à ce processus de division qui mènerait

à un funeste choix entre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen au soir du

premier tour de la présidentielle.

Quelle forme devrait prendre cette primaire ? Y seriez-vous candidat ?

Je m’y prépare et j’affirme cette volonté d’y représenter les écologistes réformistes. Je pense que le rassemblement se construit et s’anticipe.

Certains disent qu’avec un président sortant, il n’est pas question d’une primaire. Mais François Hollande a dit lui-même que sa candidature n’allait

pas de soi et qu’il la conditionnait à un certain nombre de résultats, qui ne

sont pas là pour l’instant. S’il devait être candidat, on sait aussi que le rassemblement derrière lui ne va pas de soi. Il faut donc en créer les

conditions.

De Le Pen à Marion Maréchal :

Créé par le 27 août 2015 | Dans : actualité, politique

l’évolution du vote Front national chez les catholiques

Marion Maréchal-Le Pen, figure de proue du vote FN catholique

 


 


 ENTRETIEN – Le sondeur Jérôme Sainte-Marie analyse l’évolution de vote Front national depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui dans la population française qui se définit comme catholique.

-Quelle est la part catholique de l’électorat Front national? Comment a-t-elle évolué depuis la création du parti en 1972?

Jérôme SAINTE-MARIE. – Aux dernières élections européennes, le vote Front national était plus important parmi les Français se disant catholiques (27%) que parmi la moyenne d’entre eux (25%), tout en étant en retrait parmi les pratiquants réguliers (21%). C’est ce que l’on constate depuis un quart de siècle, les messalisants étant dissuadés de choisir le parti lepéniste du fait de la ligne épiscopale. Il n’en a pas toujours été ainsi: en 1984 puis en 1989, aux européennes, les pratiquants réguliers choisissaient davantage que les non-pratiquants un bulletin lepéniste (d’un ou deux points seulement, en fait). Souvenons-nous à ce sujet que Jean-Marie Le Pen figure en bonne place dans le document édité par les défenseurs de l’enseignement privé célébrant la mobilisation massive contre la loi Savary. La position de l’Eglise de France s’étant clarifiée au fil des ans, on observa une baisse du vote frontiste des catholiques pratiquants réguliers, qui passa de 13% à 7% entre 1988 et 1997, tandis qu’il progressait chez les non-pratiquants. Les dernières études montrent un retour des catholiques les plus engagés dans leur foi vers le vote lepéniste, ce qui est une conséquence non seulement de l’évolution impulsée depuis 2011 à la tête du Front national, mais aussi d’une actualité traumatisante.

Le vote catholique est-il un enjeu pour les partis de droite – Les Républicains et le Front national? On remarque que la tentative de Nicolas Sarkozy de rallier cet électorat est récente…

Le premier point à souligner est la tendance des catholiques à participer davantage aux scrutins que la moyenne des Français. Ainsi, pour la dernière élection, celle des départementales, 80% des catholiques pratiquants réguliers sont allés voter, au lieu de 67% des pratiquants occasionnels et de 52% des non-pratiquants. Il y a là un enjeu quantitatif évident. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a fait depuis longtemps de la séduction des catholiques un objectif prioritaire. Avant son élection, en 2004 il avait écrit Dieu, la République, les religions, l’espérance aux éditions Cerf et avec le dominicain Philippe Verdin. Une fois président, il a inventé le curieux concept de «laïcité positive», et valorisé le prêtre contre l’instituteur. Après les excentricités de son début de mandat, il a tenté de retrouver les faveurs de l’électorat catholique, mais le charme était éventé. Cependant, la dimension religieuse du vote restant fondamentale, il est cohérent que le leader des Républicains recherche à montrer son attachement au catholicisme. Il est aidé en cela par les violences de l’islamisme radical, qui ravivent les identités religieuses, même les plus enfouies. Disons simplement que Nicolas Sarkozy n’innove pas en ce domaine, ni par rapport à lui-même, ni en regard de la pratique des leaders de la droite en général.

Le réveil conservateur initié par la Manif pour tous est-il à l’origine de la porosité des électorats LR et FN?

Oui, c’est un moment important de ce phénomène. En dépit de la prudence de la direction du Front national lors de la contestation de la loi Taubira, la Manif pour tous a construit un espace commun. Toute une jeune génération de militants, et donc sans doute de futurs cadres politiques, s’est construite dans ce mouvement. Les Républicains n’en sont pas le réceptacle naturel, du fait de leurs ambiguïtés sur le dossier. C’est un peu par défaut que le Front national en est le bénéficiaire. Les scores élevés de ses listes aux européennes dans l’ouest francilien en furent le signe. C’est une sorte de revival des années 1980, lorsque le parti de Jean-Marie Le Pen prospérait parmi les milieux catholiques mobilisés contre la loi Savary sur l’enseignement. Certaines personnalités frontistes comme Marion Maréchal-Le Pen s’inscrivent dans cette logique. L’exaltation des identités particulières qui fleurit ces dernières années en France a réveillé celle du catholicisme politique, l’actualité internationale fait le reste. Il y a donc une cohérence à ce que le vote catholique ne soit plus un obstacle à la progression du Front national.

«Trop technocrate,Macron

Créé par le 26 août 2015 | Dans : politique

pousse les électeurs de gauche vers le FN»

Emmanuel Macron a été nommé ministre de l'économie le 26 août 2014
 

Doit-il rester au gouvernement? Entre la loi sur la croissance et l’activité passée au forceps, des déclarations critiquées et une volonté de s’attaquer aux «tabous», le moins que l’on puisse dire et que la présence du ministre de l’Économie de 37 ans dérange. Adulé par certains, décrié par d’autres jusqu’au sein même de la majorité, Emmanuel Macron ne fait pas non plus l’unanimité chez nos internautes.

«Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance», commence par commenter Ali, certain que le passé de banquier d’Emmanuel Macron est incompatible avec la politique promise par François Hollande. Un avis partagé par John, pour qui le ministre est «trop éloigné du peuple». «C’est à cause de types comme ça que beaucoup de gens de gauche se tournent vers le Front national», rajoute-t-il.

Yakhya, elle, préfère tempérer: «Nous ne retenons peut-être rien de sa première année, mais il n’a pas aggravé les choses non plus.» Pour Joël, le problème vient surtout du fait que Macron a une vision davantage «de centre gauche que socialiste». Toujours selon lui, le ministre fait bien de considérer que «le travail coûte trop cher en France». Ces encouragements sont aussi partagés par François, pour qui Macron, qui «est allé aussi loin qu’il est possible dans les réformes libérales», s’en «sort pas mal». Mais il regrette que ce dernier n’accélère pas.

«Le pacte de responsabilité? Une mascarade»

De plus, si la majorité des lecteurs jugent le bilan du chef de Bercy plutôt nul, certains d’entre détaillent les réformes qu’il doit mettre en place pour aller plus loin. Pour Maxime, par exemple, le nerf de la guerre est «le Code du travail»: «Comment voulez-vous que nos entreprises redeviennent compétitives face à la concurrence asiatique?» À ce sujet, selon lui, le pacte de responsabilité, d’ailleurs imaginé par Emmanuel Macron, est «une vraie mascarade». «Je lui demande peut-être beaucoup, mais une restructuration du CDI pour faciliter l’embauche serait souhaitable, déclare de son côté Seb. Pour faire vraiment bien, il pourrait aussi initier un débat autour des charges sociales et sur les difficultés des PME.» Enfin, Philippe est moins ambitieux… ou plus réaliste: «Faire appliquer la loi Macron, ça sera déjà du boulot.»

Alexis Tsipras annonce sa démission

Créé par le 20 août 2015 | Dans : actualité, politique

Alexis Tsipras annonce sa démission, ouvrant la voie à des élections anticipées en Grèce

Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, quitte son bureau pour aller présenter sa démission au président Prokopis Pavlopoulos à Athènes, jeudi 20 août.

La rumeur enflait depuis plusieurs semaines en Grèce.

Lors d’une allocution télévisée jeudi 20 août, le premier ministre,

Alexis Tsipras, a annoncé sa démission, et a appelé de ses vœux

la tenue d’élections législatives anticipées, fixées au 20 septembre.

Un gouvernement de transition devrait être mis en place

dans l’attente du scrutin.

Aux alentours de 20 h 40 (19 h 40 en France), le chef du gouvernement s’est exprimé lors d’une intervention télévisée. « Le mandat que j’ai reçu le 25 janvier a atteint ses limites », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il voulait

« soumettre au peuple grec tout ce que [il a] fait, afin qu’il décide de nouveau ».

« Vous déciderez avec votre vote si vous approuvez l’accord ou non, et qui peut

mener les réformes nécessaires », a dit Alexis Tsipras, avant de solliciter

à nouveau la confiance des électeurs pour mettre en œuvre son programme.

« En ces heures difficiles, ce qui importe le plus pour notre pays est la démocratie. ».

Cette décision était attendue depuis que le premier ministre, arrivé

au pouvoir en janvier, a perdu sa majorité lors de l’adoption, dans

des conditions houleuses, du troisième plan d’aide au pays.

Selon les règles politiques grecques, un gouvernement

minoritaire doit en effet toujours s’assurer au moins 120 voix

au sein de sa coalition. Or, seuls 118 députés de la Syriza et d’ANEL

(Grecs indépendants), la formation de droite souverainiste associée

à la Syriza dans la coalition gouvernementale, ont voté en faveur

du plan.

Lire aussi : La course contre la montre d’Alexis Tsipras

« Syriza a un problème évident, il n’arrive pas à fédérer en interne »,

analyse Georges Contogeorgis, professeur de sciences politiques

à l’université Panteion, à Athènes. « Pour certains, Alexis Tsipras a

capitulé en signant ce troisième mémorandum. Il faut maintenant

qu’il gouverne avec une majorité et espère y arriver avec ces élections »

, affirme-t-il, rappelant qu’Alexis Tsipras jouit toujours

d’une popularité importante.

Selon Georges Contogeorgis, « le premier ministre choisit de

convoquer des élections dans l’immédiat, car il sait que dans six mois,

il ne bénéficiera pas forcément d’une grande cote de popularité. »

Cette accélération du calendrier permettra en effet la tenue

d’un scrutin avant que les électeurs ne ressentent les effets

des nouvelles mesures d’austérité.

« En septembre, Syriza a toutes les chances d’arriver

en tête du scrutin, même si ce n’est pas sûr qu’il obtienne la majorité et que le parti devra donc trouver des alliés. »

Lire aussi :

Tout savoir sur l’accord trouvé entre la Grèce et ses créanciers

Le calendrier a dû être précipité

La Constitution grecque prévoit une procédure relativement

complexe pour l’organisation d’élections anticipées lorsque

celles-ci doivent se tenir moins de douze mois après le scrutin

précédent. Une fois que le premier ministre remet sa démission

, le chef de l’Etat, Prokopis Pavlopoulos, ne peut pas convoquer

immédiatement un nouveau scrutin mais doit d’abord consulter

les dirigeants des autres partis pour voir s’ils sont en mesure

de former un gouvernement. Ce n’est qu’en cas d’échec de ces

consultations — plus que probable compte tenu de la composition

du Parlement — que des élections seront annoncées et organisées.

A l’annonce de futures élections, Martin Selmayr, chef de cabinet

du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker

, a déclaré que des élections anticipées en Grèce

« pourraient conduire à un soutien élargi au programme

du MES (mécanisme européen de stabilité), qu’Alexis Tsipras a

récemment signé ».

 

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