musique

Articles archivés

Histoire du rock’n'roll : quatre décennies d’évolutions

Créé par le 22 août 2015 | Dans : actualité, histoire de la musique, musique

 

Le rock’n'roll, qui est né aux Etats-Unis au milieu des années 1950, a fait souffler un vent de révolte dans le monde entier. Nous vous proposons de retracer les évolutions de ce genre musical qui a traversé les générations.
Temps de lecture moyen : 2’37

Sommaire

  • Les origines du rock
  • Propagation du rock en Europe
  • Diversification du genre
  • La décennie 1980-1990

Histoire du rock'n'roll : quatre décennies d'évolutions

Partager
Histoire du rock'n'roll : quatre décennies d'évolutions dans actualité btn_imprimer

 

Les origines du rock

Le rock’n'roll plonge ses racines dans divers styles de musique afro-américaine.
On fait parfois remonter les origines du rock à la fin des années 1930 et à la musique des big bands de jazz de Count Basie ou de Jay Mc Shann.

Cette musique, inspirée du rhythm and blues, a ensuite été popularisée par des artistes noirs comme Chuck Berry et Fats Domino, avant d’être adoptée par des chanteurs blancs comme Bill Haley et Elvis Presley.

L’année 1954 est la date de naissance officielle du rock avec l’enregistrement par Bill Haley et son groupe les « Comets » de Rock around the clock qui sera numéro 1 aux Etats-Unis pendant 8 semaines et se vendra à 20 millions d’exemplaires dans le monde.
La même année, Elvis presley surnommé The King enregistre l’un des tout premiers morceaux de rock That’s Alright Mama en y introduisant des éléments de musique country.

Plusieurs artistes américains, Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran et Gene Vincent, mais aussi Little Richard suivent ces précurseurs et le rock connaît dès 1955 un grand succès aux États-Unis.
Il est alors considéré par un public adolescent comme une musique de révolte brisant certains tabous liés au sexe et à la morale puritaine américaine.

La naissance du rock s’accompagne de l’apparition de la Télévision et du Disque vinyle 33 et 45 tours, sans oublier l’invention de la guitare électrique.

 

Propagation du rock en Europe

Dans les années 1960, de jeunes artistes européens, en particulier des jeunes britanniques, prennent le relais des rockers américains.
Le rock’n'roll prend d’abord racine en Angleterre : l’année 1962 est marquée à la fois par le premier concert des Rolling Stones et le premier tube des Beatles : Love me do.
Les Beatles fixent alors les canons de cette musique qu’on appelle désormais rock.

À la fin de cette décennie, les paroles sentimentales des chansons de rock laissent place à des textes plus engagés, sous l’influence notamment de Bob Dylan, héritier du folk américain.
Cette période est aussi marquée par de grandes figures comme Jimi Hendrix, les Doors, The Who, Pink Floyd ou Jefferson Airplane, tous influencés par le mouvement hippie et les événements émancipateurs des années 1968-1970 aux États-Unis et en Europe.

Les festivals de Woodstock (à partir de 1969) et de l’île de Wight rassemblent des centaines de milliers de personnes.
Les plus grandes stars du rock s’y produisent : Joan Baez, Joe Cocker, Janis Joplin, Santana etc.

 

Diversification du genre

Les années 1970 voient le rock’n'roll se diversifier sous l’influence d’autres styles musicaux : le jazz-rock voit le jour (Soft Machine, Weather Report), ainsi que le rock progressif (Genesis, Yes).
La musique indienne influence Beatles et Rolling Stones pendant leur période « psychédélique » et le blues mêlé au rock électrique engendre le hard-rock ou heavy metal (Led Zeppelin, Aerosmith).

En France, cette décennie est marquée par les débuts du groupe Téléphone en 1976 et la sortie du disque Starmania, la musique de l’opéra-rock éponyme.
Ce disque signé Michel Berger et Luc Plamondon devient double album d’or en France et n°1 des ventes au Canada pendant 20 semaines.

 

La décennie 1980-1990

Renouant avec les origines du rock’n'roll, la vague punk (The Sex Pistols, The Clash) porte les revendications suscitées par la crise sociale grandissante en Grande-Bretagne à la fin des années 1970.

Ce mouvement de révolte brutale et destructrice fait place au début des années 1980 à la new wave, style de rock ouvert à d’autres formes de musique et utilisant volontiers des instruments nouveaux comme les synthétiseurs (Talking Heads, Television, Ultravox, XTC).

Parallèlement, le rock intègre les nouveaux apports de la musique noire : le funk (James Brown, George Clinton), la soul (Marvin Gaye, Tina Turner), le disco (Chic, Georgio Moroder) et le reggae (Bob Marley).

L’histoire des tubes rock de légende

Créé par le 22 août 2015 | Dans : actualité, histoire de la musique, musique

  • Vidéo-club

Naissance du rock and roll

Affirmer que le rock and roll est né en cette année 1954 avec le premier disque de Elvis Presley ou à l’occasion de la sortie de la chanson Rock around the clock interprétée par Bill Haley & the Comets pour illustrer le film  Blackboard jungle dont les premières projections cinéma datent de 1955, c’est tout de même oublier un peu trop vite, les pionniers et pères fondateurs qui ont pratiquement tous été des américains  noirs jouant le blues, le jazz, le rythm ‘n’ blues…

robert johnson

Pour commencer, il est essentiel de nommer Robert Johnson bluesman américain officiant au milieu des années 30. Ses compositions auront une influence capitale sur des artistes majeurs comme Eric Clapton, The Rolling Stones, Jimi Hendrix ou Led Zeppelin…

Robert Johnson est entre autres le compositeur de Cross road blues devenu légendaire grâce à Eric Clapton et son groupe Cream, Dust my broom, popularisé par Elmore James grâce à son riff au bottleneck et ses versions des groupes ZZ Top ou Peter Green & Fletwood Mac… tous ces artistes ont contribué à faire connaître ce bluesman d’exception. Sans parler du morceau Sweet Home Chicago probablement repris par des milliers de groupes dans le monde, à commencer par le duo et son orchestre formé de musiciens d’exception, filmé par John Landis : The blues brothers.

Voir aussi le chapitre : blues & rock ‘n’ roll

Blues, jazz, swing, contry & rythm n’ blues

girl-discs

Si le rock and roll comme l’a chanté Muddy Waters, est le bébé du blues, il faut bien reconnaître que plusieurs genres peuvent également  prétendre y être pour beaucoup dans le cadre de cette paternité. Le swing, le jazz et surtout le rythm ‘n’ blues sont tous responsables de la préparation à l’accouchement….

Big Joe Turner, jazzman bien connu pour avoir enregistré Roll’ em Pete en 1939, Fats Domino balade son boogie-woogie depuis la fin des années 40 avec des morceaux comme The fat man. Cet artiste sera par ailleurs l’auteur d’un nombre impressionnant de tubes majeurs : Ain’t That a Shame, Blueberry Hill, Blue Monday, I’m Walkin’, Hello Josephine, Jambalaya…

La chanson Rocket 88 enregistrée  par Ike Turner (futur partenaire de Tina Turner) et Jackie Brenston en 1951 est notamment considérée par le musée de Cleveland, le « Rock and roll hall of fame » comme étant la toute première chanson de rock and roll.

Les artistes noirs américains ayant gravé parmi les plus belles pages de la musique de cette première partie du XXème siècle, les blancs vont s’en emparer l’imprégnant d’un autre style qui fait alors le bonheur de l’industrie musicale américaine: la musique country. Le rock and roll va bientôt voir le jour…

Les premières stars de l’histoire du rock

Elvis Presley et Bill Haley seront les premiers interprètes de ce nouveau style et seront très vite rejoints par Gene Vincent, Eddie Cochran, Jerry Lee Lewis, Buddy Holly…

Si l’on fait exception de quelques étonnants succès produits par Chuck Berry, Bo Diddley, Ray Charles ou Little Richard, très peu d’artistes noirs accèderont réellement à la notoriété par la suite – Nous sommes en Amérique au milieu des années cinquante…

De l’esclavage au rap : historique du jazz vocal.

Créé par le 22 août 2015 | Dans : actualité, histoire de la musique, musique

 

De l’esclavage au rap : historique du jazz vocal. dans actualité ella1 Le jazz est un genre musical tellement vaste qu’il ne serait possible d’énumérer et d’expliquer chaque tendance qui le composent sans sombrer dans un inventaire aussi rébarbatif qu’inutile. Je vous propose donc de prendre comme point de départ les « noires années » de l’histoire des USA, celles de la préhistoire du jazz vocal, pour ensuite survoler les différents courants musicaux qui en découlent.

Les prémices du jazz sont sombres, c’est le terme, avec l’esclavage et la traite des Noirs déportés principalement aux Etats-Unis pour servir de main d’œuvre dans les champs. S’en suit la dispersion des ethnies ainsi qu’un véritable génocide culturel : interdiction de parler sa langue natale, de pratiquer son culte, de perpétuer les traditions, etc. D’ailleurs, tous les objets africains, instruments de musique y compris, seront confisqués et détruits. Cependant, les coutumes perdurent dans une clandestinité presque subliminale et la musique des esclaves conserve cette consonance africaine. Sa première émanation réside dans les work songs (chants de travail) et les field hollers (cris rythmés dans les champs). Très vite, ces chants se retrouveront au sein des églises noires pour donner naissance à deux nouveaux courants sacrés : le Spiritual, que l’on taxera, racisme oblige, de Negro spiritual (d’ailleurs ce terme est toujours employé de nos jours, ne m’en veuillez pas si je ne l’utilise pas !), et le Gospel. Les chants sont ponctués d’une danse frénétique et de cris directement issus du folklore africain, amenant les participants à un état de transe individuelle puis collective.

C’est probablement aussi vers cette époque que naît le blues, et il est étonnant de constater que le mouvement le plus authentiquement noir-américain se soit répandu en s’intégrant à la tradition blanche la plus raciste qui soit, celle du minstrel show (le spectacle des ménestrels), sorte de théâtre ambulant où de pseudo-comédiens blancs grimés de cirage singeaient la vie des Noirs dans les plantations du sud.

 

Entre ces genres divers il existe certains points fondamentaux qui formeront l’essence même du jazz dans les années à venir : l’utilisation des blue notes (altérations mélodiques infimes) et celle, de manière très frustre, de la syncope (accentuation rythmique des temps faibles).

Cela va se généraliser et se systématiser dans le ragtime, première musique universellement populaire jouée par les Américains noirs depuis leur affranchissement en 1865. Ses interprètes sont généralement des pianistes accomplis de formation plus ou moins classico-européenne (ex : Scott JOPLIN, Jelly Roll MORTON). Ils laisseront de nombreuses traces écrites et influeront les grands compositeurs du début du siècle dernier (Debussy, Satie, Stavinski, Ravel). Mais ce n’est ni du chant (premier courant musical influent non-chanté aux Etats-Unis) ni du jazz puisqu’il n’y a aucune place laissée à l’improvisation !

L’histoire du jazz débuta donc le 26 février 1917, date à laquelle l’Original Dixieland Jazz Band enregistre la première piste de jazz, elle non plus sans partie chantée, rejetant dans la pénombre tout ce qui précéda.

Désormais, l’histoire du jazz sera celle de ses disques, trace érigée en tant que preuve d’un moment « irreproduisible » (NDLR : voir article « Le jazz est-il réservé à une élite ? »).

Le jazz vocal connaîtra une évolution relativement indépendante de celle du jazz instrumental, bien que les deux progressions ne puissent être totalement isolées.

Nous avons vus que les work songs ont donné naissance au Spiritual et au Gospel. L’influence de la musique sacrée sera primordiale pour la suite, notamment, et c’est assez paradoxal, avec la genèse de la musique profane dont Billie HOLIDAY et Ella FITZGERALD restent les emblématiques représentantes. Elles auront élevées le scat (technique de chant à base d’onomatopées inventé par ARMSTRONG un lendemain de cuite alors qu’il avait oublié toutes les paroles de son répertoire !) au rang d’art suprême.

Les hommes se tourneront plutôt vers un rôle d’entertainer, associant musique, danse et spectacle comique (ex : Cab CALLOWAY) ou de crooner, les célèbres chanteurs de charme des radios des années 40 (ex : Nat King COLE, Franck SINATRA…).

Mais la plus profane des musiques profanes fût, malheureusement pour les saintes Mahalia JACKSON ou Sister Rosetta THARPE, la soul music dont la simple évocation des noms de Ray CHARLES, Aretha FRANKLIN ou James BROWN me dispensera d’analyses futiles.

Dans les années 70, La soul éclate en trois mouvements distincts : le R&B (Rhythm and Blues) qui n’est que de la soul additionnée d’instruments électroniques (ex : Stevie WONDER), le disco (sans commentaire) et le funk. Ce dernier mouvement fût une réaction radicale et agressive aux dérives commerciales des deux courants énoncés précédemment. Son influence sur le jazz contemporain est considérable.

Pourtant, sa durée de vie dans ce qu’il avait de plus riche et productif ne dura qu’une dizaine d’années tout au plus, puisqu’il fût « récupéré » par l’industrie mercantile et dans le même temps délaissé par les puristes qui lui préférèrent une forme musicale plus primitive et inventive issue des ghettos : le rap.

Nous pouvons affirmer que le rap fait partie de l’univers jazz du moment qu’il émane d’une véritable recherche improvisée, à la fois instrumentale et vocale, ce qui fut le cas à ses débuts. C’était le temps du scratch, des sound-systems, des DJs (au sens noble du terme), des joutes verbales qui versifiaient l’argot de rue, essence même de la culture afro-américaine et que l’on appelait le « jive » durant la première moitié du siècle.

La soul (et plus tard le R&B) sera quant à elle la source d’influence majeure de certains musiciens blancs fougueux qui prendront à leur compte le style criard et profondément binaire d’artistes noirs de l’époque. On abandonne le piano pour la guitare électrique, on édulcore la musique dans le but de la radiodiffuser, un coup de baguette magique du King … et hop ! …le rock est né ! De la culture jazz, le rock conservera ses grands rushs d’improvisation lors des concerts.

Il est à noter que le but de cette rétrospective n’est en aucun cas d’essayer de démontrer une quelconque supériorité du jazz envers les autres courants musicaux. Certes, le jazz reste le genre parent de bon nombre de tendances contemporaines, mais celles-ci ne sauraient être la simple résultante d’un progrès jazzistique annoncé, ce serait faire injure aux autres musiciens que d’affirmer de telles sottises. De plus, si le jazz a été l’instigateur de ces courants, ces derniers se sont ensuite affranchis pour évoluer indépendamment et, en juste retour, influencer le jazz contemporain. Nous l’avons vu avec le funk, ce fut également le cas avec le rock et, aujourd’hui, le rap et les musiques électroniques deviennent le moteur, la grande perspective évolutive du jazz de demain.

Le jazz ne s’oppose pas aux autres genres musicaux, il les rassemble.

Les origines de la musique afro-américaine

Créé par le 22 août 2015 | Dans : actualité, histoire de la musique, musique

INTRODUCTION

Les origines de la musique afro-américaine dans actualité commerce_triangulaireL’histoire de la musique afro-américaine est étroitement liée à une terrible réalité : celle de l’esclavage (et donc du commerce triangulaire). Entre 1619, date de l’arrivée des premiers Africains en Virginie et la guerre de Sécession (1861-1865), deux millions d’esclaves sont déportés dans les colonies d’Amérique du Nord pour y travailler dans les plantations des colons.

black-music-1 dans histoire de la musiquedes-chaines-2 dans musiqueL’esclavage ne sera aboli qu’en 1865 après la guerre de Sécession (cf. paragraphe Histoire des Arts sur le Lincon Memorial)

Pour les esclaves dépouillés de leurs biens, déracinés, la musique reste l’un des seuls ponts qui les relient encore à leurs origines. travail_aux_champsIls n’ont plus que le grain de leur voix et la couleur de leur peau pour se réinventer une nouvelle identité.  Le peuple noir, en mélangeant des éléments musicaux hérités de l’Afrique avec des éléments empruntés et adaptés de la culture musicale européenne, va ainsi donner naissance à des formes d’expressions comme le Negro-Spiritual puis Le Gospel.

Extrait du documentaire Arte : Black music : Des chaînes de fer aux chaînes en or sur la naissance de la musique afro-américaine (7’55) :

 

>> Pour visionner le documentaire dans son intégralité : clique ici

———————————

WORK SONG (ou chant de travail)

Le work song (chant de travail) permettait aux travailleurs de synchroniser leurs mouvements et de mieux supporter les tâches pénibles.

– Ces chants étaient transmis par tradition orale et étaient chantés a cappella (sans accompagnement instrumental) en utilisant le principe de la technique responsoriale (call and respons/un choeur répond à un soliste).

Film « O Brother »  (2000) des frères Coen 

o-brotherLe film s’ouvre sur un work song intitulé : Po Lazarus. Dans cet extrait, les coups de pioche soulignent la pulsation et accompagnent le chant. L’outil est donc utilisé comme un instrument.

 

——————————

NEGRO-SPIRITUAL (ou Spiritual)
spiritualsLe negro-spiritual est un chant religieux né au 18ème siècle parmi les esclaves noirs des Etats-Unis. A l’origine, ce sont des cantiques (chant religieux chrétiens) enseignés par les missionnaires blancs aux esclaves travaillant dans les plantations. Les esclaves vont transformer ces chants européens à leur manière en y apportant des éléments propre à leur culture africaine :

 

  • Call and response (appel et réponse) ou techniques responsoriale : c’est-à-dire l’alternance d’un soliste et d’un chœur.
  • Battement des mains sur les contretemps (=les temps faibles, généralement le 2ème et 4ème temps)
  • Transformations rythmiques.
  • Inflexions et sonorité particulière de la voix. Par exemple, le Growl, style de voix gutturale avec un grain rocailleux et des raclements graves, est un exemple de cette recherche d’une sonorité originale.
  • Les thèmes des textes sont : la rédemption, le triomphe de l’espoir sur la misère et la délivrance. Ces chants reflètent la foi profonde des Afro-américains et renferment parfois des messages cachés de résistance.
  • Les paroles des spirituals sont tirées de l’Ancien Testament. Les esclaves noirs retrouvaient dans le récit des Hébreux captifs à Babylone ou en Egypte le reflet de leur propre condition d’esclave. On retrouve tous ces éléments dans le spiritual « Go down Moses » interprété par Louis Armstrong.

—————————————-

DIFFERENCES ENTRE NEGRO-SPIRITUAL ET GOSPEL

Ces deux genres sont souvent associés mais ils présentent des différences.

ae36Le Negro-spiritual (ou spiritual) désigne un chant religieux chanté par la population noire durant la période de l’esclavage aux Etats-Unis.

– Le texte évoque souvent les personnages de l’Ancien Testament (Moïse, Noé, Adam et Eve…).

– L’accompagnement instrumental:  Le Negro-spiritual a longtemps été a cappella (= sans instrument) car les esclaves avaient l’interdiction d’utiliser les instruments de musique.

large_watchLe Gospel (ou Gospel song) est un chant religieux chrétien qui prend la suite du Negro-spiritual dans les années 1920/1930. Il se développe d’abord chez les afro-américains du sud avant de conquérir le reste de l’Amérique. Le mot Gospel signifie « Evangile » (littéralement God Spell, c’est à dire la « parole de Dieu ». )

– Le texte fait souvent référence à Jésus et aux apôtres donc le Nouveau Testament.

– L’accompagnement instrumental : Les instruments sont plus nombreux (piano, orgue, instruments à à cordes …)

C’est de 1945 à la fin des années 60 que le gospel connaîtra son âge d’or avec des artistes tels que :

Mahalia Jackson devient la première star internationale du gospel et des groupes-phares vont connaître la gloire aux États-Unis et dans le monde entier.

Les Edwin Hawkins Singers eurent l’idée de reprendre un hymne anglican créé en 1735. Il s’agissait de « Oh Happy Day », tombé dans l’oubli, et qui fait depuis la carrière qu’on connaît.

Film « Sister Act II » (1993) de Bill Duke

Dans l’extrait, la chorale d’adolescent interprète le gospel « Oh happy day » dans une version assez originale.

————————————-

LA SOUL MUSIC

La musique soul (soul music, trad. « musique de l’âme ») est une musique populaire afro-américaine née à la fin des années 1950 aux États-Unis, dérivée, entre autres, du gospel et du rhythm and blues (R&B).

Le terme « soul » apparait pour la première fois dans le titre d’un album de Ray Charles : « Soul » en 1958, mélangeant sa passion pour le gospel avec les rythmes saccadés du rhythm and blues pour donner naissance à la soul. On retrouve donc dans le soul une partie de l’émotion sacrée mêlée à des thèmes profanes. La jeunesse noire l’a utilisée comme un mouvement contestataire pour réagir face à la communauté blanche.

Quelques artistes de soul : Ray Charles, James Brown, Aretha franklin, Marvin Gaye

Un artiste : Otis Redding (1941-1967) est un des plus grands chanteurs américains de soul music.  Mort à 26 ans dans un accident d’avion, il laisse derrière lui une œuvre très dense, bien que de seulement quelques années.

Une chanson : (Sittin’ On) The Dock of the Bay est une chanson soul composée et chantée par Otis Redding éditée en 1968, un mois après sa disparition tragique. C’est le premier no 1 posthume de l’histoire des charts américains et un succès planétaire.

« Sitting on the Dock of the Bay » interprétée par Otis Redding :

Intéressant concept musical « playing for change » qui reprend des tubes :

———–

PROJETS MUSICAUX

> « Go down Moses », negro-spiritual

Partition : Go down Moses

Go Down Moses est un spiritual. Le texte est donc religieux et extrait de l’ancien Testament de la Bible.

En enregistrant en 1958 ce negro-spiritual, Louis Armstrong rend hommage à ses ancêtres. En effet, la captivité des hébreux en Egypte peut être transposée aux esclaves africains dans les Etats-Unis du 19ème siècle. Ainsi, Israël représente les esclaves africains d’Amérique alors que l’Egypte et le Pharaon représentent les maîtres esclavagistes du Sud des Etats-Unis. Les esclaves hébreux attendaient leur libération par Moïse c’est pourquoi les esclaves africains s’identifiaient à eux.

Dans cette interprétation, Louis Armstrong nous montre ici tous ses talents : chanteur et trompettiste de Jazz. Il nous propose une version élaborée de ce chant qui à l’origine était chanté A Capella par les esclaves qui participaient aux cérémonies religieuses. La mélodie devient, ici, le support d’une improvisation de Louis Armstrong à la trompette. Cette version permet de mieux comprendre en quoi le negro spiritual sera une des racines du JAZZ.

Depuis l’interprétation de Louis Armstrong, le spiritual « Go down, Moses » est devenu un célèbre standard de Jazz.

– En 1967, Claude Nougaro enregistre une version française sous le titre Armstrong pour un hommage à ce grand jazzman (chanteur et trompettiste), symbole de la musique noire-américaine.

 

—-

> « Soulman  » de Ben L’Oncle Soul

ben-l-oncle-soul-soulman-coverBen_loncle_soul-1C’est une chanson dans la tradition  de la « Soul music » et en reprend toutes les caractéristiques (Rythmes, Harmonies, Instrumentation, Utilisation de la voix, Son, Mixage, etc…). Ben l’Oncle Soul (de son vrai nom Benjamin Duterde, chanteur français né en 1984, originaire de Tours) fait d’ailleurs un clin d’oeil à Otis Redding avec cette citation de l’introduction de « Sitting On The Dock Of The Bay » dans son intermède.

> Sa chanson fait référence a un certain nombre de personnages célébrés. Savez-vous qui sont-ils ?  Spike Lee  Léonard De Vinci Mahatma Gandhi  Mohamed Ali L’abbé Pierre Che Guevara Charlie Chaplin Paul Bocuse  Neil Armstrong  Rosa Parks Nelson Mandela

> « Soulman » en version acoustique :

> Le clip de la chanson « Soulman »:

———————————–

 

HISTOIRE DES ARTS

Le Lincoln Memorial

lincoln-mabrahamLe Lincoln Memorial (édifié de 1914 à 1922 à Washington DC) est un monument en l’honneur d’Abraham Lincoln (1809-1865) qui signa le traité d’abolition de l’esclavage à la fin de la guerre de Sécession en 1865, juste avant son assassinat.

Ce monument est un grand bâtiment de marbre blanc à la forme d’un temple dorique grec, il abrite une statue monumentale d’Abraham Lincoln assis, et les inscriptions de deux de ses plus célèbres discours.

Le Lincoln Memorial a été le lieu d’où ont été prononcés plusieurs discours dont le célèbre « I have a dream » de Martin Luther King, le 28 août 1963, clôturant la Marche vers Washington pour le travail et la liberté.

Histoire de la musique

Créé par le 22 août 2015 | Dans : actualité, histoire de la musique, musique

Frise chronologique

Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur Twitter Partager sur ...

ÉPOQUE  COMPOSITEURS PRINCIPAUX

GENRES, PROCÉDÉS D’ÉCRITURE

  MOYEN AGE
(400 / 1400)
590 / 604 Grégoire Ier

1050 Mort de Gui d’Arezzo

1071 / 1127 Guillame d’Aquitaine

1237 / 1287 ÉCOLE NOTRE DAME
Léonin, Pérotin
1240 / 1320 ARS ANTIQUA
Adam de la Halle (1237 / 1297)

1320 / 1380 ARS NOVA
Philippe de Vitry (1291 / 1361)
Guillaume de Machaut ( 1300 / 1377)

 

chant grégorien
troubadours et trouvères
neumes
modes ecclésiastiques
hymnes, psaumes,organum
lai, virelai, rondeau
conduit, motet
messe polyphonique
RENAISSANCE
(1400 / 1600)
Dunstable (1380 / 1453)
Dufay (1400 / 1474)
Ockeghem (1420 /1495)
Josquin des pres (1450 / 1521)
Obrecht ( 1450 / 1505)
Isaac (1450 / 1517)
Willaert (1480 /1562)
Gombert (1500 / 1560)
Janequin (1485 / 1558)
Lassus ( ? / 1594) motet
Gabrielli (1510 /1586)
De Monte (1521/1603)
Palestrina (1525 / 1594)

 

polyphonie vocale
tempéraments
musique imprimée
nuances
messe parodie
variations
madrigal
ÉPOQUE
BAROQUE
(1600 /1750)
Gesualdo ( 1560 / 1613)
Monteverdi (1667 / 1643)
Praetorius (1571 / 1621)
Frescobaldi (1583 /1643)
Schütz ( 1585 / 1672)
Cavalli (1602 / 1676)
Carissimi ( 1605 / 1674)
Lully (1632 / 1687)
Buxtehude (1637 / 1707)
Corelli (1653 / 1713)
A.Scarlatti (1660 / 1725)
Purcell (1659 / 1695)
Couperin (1668 / 1733)
Vivaldi (1678 / 1741)
Telemann (1681 / 1767)
Rameau (1683 / 1764)
D.Scarlatti (1685 / 1757)
Bach (1685 /1750)
Haendel (1685 / 1759)

 

traité de Rameau
contrepoint
basse continue
dissonances
ornementation
madrigal
opéra
oratorio
sonate en trio
concerto grosso
concerto pour soliste
suite de danses
ÉPOQUE
CLASSIQUE
(1750 / 1820)
Rousseau (1712 / 1778)
C.P.E.Bach (1714 / 1788)
Gluck (1714 / 1787)
Stamitz (1717 / 1757)
Haydn (1732 /1809)
J.C.Bach (1735 / 1782)
Grétry (1741 / 1813)
Paisiello (1740 / 1816)
Mozart (1756 / 1791)
Cherubini (1760 / 1842)
Méhul (1763 / 1817)
Beethoven (1770 / 1827)

 

sonate
concerto
symphonie
quatuor
opera seria,buffa,comique
oratorio
ÉPOQUE
ROMANTIQUE
(1820 / 1890)
Weber (1786 / 1826)
Rossini (1792 / 1868)
Schubert (1797 / 1828)
Berlioz (1803 / 1869)
Mendelssohn (1809 / 1847)
Chopin (1810 /1849)
Schumann (1810 / 1856)
Liszt (1811 / 1886)
Wagner (1813 / 1883)
Verdi (1813 / 1901)
Franck (1822 / 1890)
Bruckner (1824 / 1896)
Brahms (1833 / 1897)
Saint-Saëns (1835 / 1921)
Tchaïkovski (1840 / 1893)
Puccini (1858 / 1924)
Mahler (1860 / 1911)

 

nationalisme
lied
pièces de caractère
poème symphonique
drame musical
polytonalité
ÉPOQUE
MODERNE
(1890 / 1950)
Debussy ( 1862 / 1918)
R.Strauss (1864 / 1949)
Schoenberg (1874 / 1951)
Ravel (1875 / 1937)
Bartòk (1881 / 1945)
Stavinsky (1882 / 1971)
Webern (1883 / 1945)
Berg (1885 / 1935)
Martinù (1890 / 1959)
Prokofiev (1891 / 1953)
Honegger (1992 / 1955)
Hindemith (1895 / 1963)
Gershwin (1895 /1937)
Poulenc (1898 /1963)
Chostakovitch (1906 / 1975)
Messiaen (1908 / 1992)
Britten (1913 / 1976)

 

concerto pour orchestre
mélodie française
atonalité, dodécaphonisme
musique de film
danses, variété, jazz
ÉPOQUE
CONTEMPORAINE
(1950  ⇒ )
Dallapiccola (1904 /1975)
Jolivet (1905 /1974)
Carter (1908)
Cage (1912 / 1992)
Lutoslawski (1913 / 1994)
Dutilleux (1916)
Zimmermann (1918 / 1970)
Xenakis (1922)
Ligeti (1923)
Nono (1924 / 1990)
Boulez (1925)
Henze (1926)
Stockhausen (1928)
Kagel (1928)
Penderecki (1933)
théâtre musical,
comédie musicale
musique de film
sérialisme
musique concrète
musique répétitive
Électro-acoustique, informatique

Lapestecritique |
Leszonzons |
Les vidéos et photos de Fred |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Gmmv
| Grandmaitrelaterre
| les-avis-de-lactu