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Histoires des institutions françaises de 1789 à nous jours

Créé par le 23 août 2015 | Dans : actualité, Histoire

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Histoires des institutions françaises de 1789 à nous jours

 Histoire des institutions françaises de 1789 à nos jours

 
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etatsgaux
Contexte historique 5 mai 1789 Réunion des États Généraux qui, le 17 juin, se transforment en Assemblée nationale constituante.
20 juin 1789 Serment du Jeu de Paume : l’Assemblée jure de ne se séparer qu’après avoir

établi une Constitution

sermentjeupaume

20 juin 1789 Fuite du Roi
26 août 1789 Vote de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et de 19 articles

de la Constitution concernant le Roi,

l’Assemblée nationale et les ministres

3/4 septembre 1791 Vote de la Constitution
13 septembre 1791 Lettre royale d’acceptation
20 septembre 1791 Séparation de l’Assemblée constituante (dont les membres se sont déclarés

inéligibles à la prochaine Assemblée).

1er octobre 1791 1ère séance de l’Assemblée législative
Caractères généraux

1. en tête de la constitution : la Déclaration des droits de l’homme

et du citoyen,

ddhc

- qui se rattache au mouvement philosophique du XVIIIème siècle

et à l’expérience des Déclarations des États américains

- dont les 17 articles :
a) affirment et définissent les droits de l’homme à travers une conception

individualiste de la société (égalité, liberté, propriété, sûreté, résistance à

l’oppression)

b) posent deux grands principes d’organisation politique :

souveraineté nationale et séparation des pouvoirs.

2. Souveraineté nationale
La souveraineté nationale n’appartient plus au monarque mais à la nation,

personne juridique distincte des individus qui la composent, qui est une,

imprescriptible, inaliénable (donc ni monarchie absolue, ni démocratie directe)

3. Séparation des pouvoirs
Idée empruntée à Montesquieu qui distinguait trois tâches gouvernementales

différentes : légiférer, administrer et juger. On confie chacune de ces tâches

à un organe distinct.

4. Suffrage restreint
Les constituants appliquent la théorie de l’électorat fonction qui écarte le suffrage

universel :
a) le suffrage est censitaire, il existe deux catégories de citoyens
=> les citoyens passifs jouissent des droits énumérés dans la Déclaration

mais ne participent pas à la vie politique
=> les citoyens actifs, âgés de 25 ans, payant une contribution égale à 3 journées

de travail, participent à la vie politique

b) le suffrage est indirect
=> dans les assemblées primaires, les citoyens actifs élisent les électeurs

du second degré
=> dans les assemblées électorales, les électeurs du second degré élisent

les députés

Pouvoir législatif Pouvoir exécutif Rapports entre les

pouvoirs

Organisation des pouvoirs

confié à une seule chambre (rejet du bicaméralisme), l’Assemblée nationale forme le corps législatif, – nombreuse : 745 membres,
- permanente et indissoluble,
- durée de la législature courte : 2 ans

confié à un Roi
Roi des Français à vie, mais avec possibilité d’abdication. La royauté est héréditaire, le Roi est inviolable et sacré.
Le Roi :
- a l’exclusivité du pouvoir exécutif mais dans le respect de la loi qui lui est supérieure
- nomme les ministres qui doivent contresigner les actes royaux, dont la seule responsabilité est d’ordre pénal- est chef de l’armée de terre et de mer- conduit les relations politiques avec l’extérieur

mais

- il n’a ni l’initiative des lois,

- ni le droit de faire des règlements pour les appliquer,

- Il a seulement un droit de véto

Séparation rigide

1. Les ministres ne sont

pas responsables devant l’Assemblée.

2. Le Roi ne peut ni

convoquer ni dissoudre l’Assemblée, ni même

choisir ses ministres parmi

ses membres

3. seule interface entre les

deux pouvoirs, le Roi doit approuver les lois

(droit de véto) mais

l’Assemblée peut passer

outre après 2 législatures :

le droit de véto est

suspensif.

Fonctionnement du régime

La révision de la constitution (Titre VII) est confiée à une assemblée

de révision composée du Corps législatif, augmenté de membres élus.

Les modalités sont longues et compliquées.

La séparation des pouvoirs est trop stricte. Il n’existe aucun moyen de régler

les conflits inévitables entre le Roi et l’Assemblée, une tendance va se

dessiner vers la responsabilité politique des ministres.

Déjà le 10 mars 1791 les Girondins avaient obtenu un décret

d’accusation contre Delessert, ministre des Affaires étrangères.

1. D’abord le Roi accepte de s’effacer
Il ne met pas son véto à la constitution civile du clergé
Il accepte de remplacer des ministres Feuillants (royalistes) par des ministres

girondins.

2. Puis le Roi abandonne cette attitude.
Il exerce son véto à propos de la déportation des prêtres réfractaires
Il renvoie les ministres girondins et reconstitue un ministère Feuillant.

3. événements
20 juin 1792, l’assemblée est envahie
10 août 1792 ; formation d’une commune insurrectionnelle,

suspension de la Constitution  et du Roi, convocation d’une Convention.

Contexte historique

LA CONSTITUTION DU 24 JUIN 1793
La Convention et le Gouvernement révolutionnaire
Septembre 1792 – octobre 1795

10 août 1792 Une émeute renverse la monarchie ; nomination d’un exécutif de 6 ministres
Convocation d’une Convention
26 août – 2 septembre 1792 Élection de la Convention, 1ère assemblée française élue au suffrage universel (2 degrés) ;
les abstentions sont nombreuses :

700.000 votants sur 7.000.000 d’électeurs.
Sont élus 200 jacobins, 160 girondins,

390 marais

La Convention prend ses premières mesures :

  • abolir la Royauté (c’est l’an I de la République)
  • préparer une constitution                      qui devra être approuvée par le peuple.


Le gouvernement est assuré par

un Conseil exécutif de 6 membres,

choisis en dehors de la Convention

et dont le rôle ne cesse de diminuer.

C’est une période de désordre à

l’intérieur du pays, de défaites à

l’extérieur.

21 janvier 1793 Exécution de Louis XVI

LouisXVIexe

Février 1793 Préparation d’un projet de Constitution appelée Constitution

girondine (rapporteur Condorcet)

Création d’un Comité de salut public (de 12 membres) : c’est le sommet révolutionnaire.

danton

31 mai, 2 juin 1793 Journées révolutionnaires, chute des Girondins
comiterevol
24 juin 1793 Vote d’un nouveau projet de Constitution dite Constitution

montagnarde

(rapporteur Herault de Sechelles).

Juillet – août 1793 La Constitution est approuvée par référendum (7.000.000 d’électeurs :

1.715.000 oui, 13.000 non).

5 octobre 1793 Décret qui déclare que « le gouvernement sera révolutionnaire jusqu’à la paix »; la Constitution votée, approuvée, ne sera

jamais appliquée, le gouvernement va

s’exercer en dehors de toute Constitution.

du 10 juillet 1793 au 27 juillet 1794 Robespierre domine le Comité de salut public. Il est soutenu par la

Société des Jacobins, les clubs

populaires et la commune de Paris.

C’est la terreur, période de dictature

du Comité de salut public sur la

Convention.

robespierre2

27 juillet 1794 (9 thermidor an II) Chute de Robespierre
Robespierrechute
Le pouvoir exécutif est réparti en une multitude de comités. C’est le reflus de

la vague révolutionnaire mais aussi la renaissance d’un régime d’assemblée et

du désordre. On repousse la mise en

vigueur de la Constitution montagnarde.

La Convention redevient Assemblée

constituante et prépare un nouveau

projet constitutionnel, le troisième.

Caractères générauxTravaux

1. Constitution républicaine

2. En tête, une Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, qui mettant

l’accent sur l’esprit démocratique, proclame la liberté mais surtout l’égalité

et le droit de résistance à l’oppression. La Déclaration de 1793 a un aspect

positif alors que celle de 1791 avait un aspect négatif

3. Principe de la souveraineté populaire

4. Adoption du suffrage universel
- même les étrangers ont le droit de vote

- les Assemblées primaires assurent le jeu du référendum

Pouvoir législatif
Art. 39 à 61
Pouvoir exécutif
Art. 62 à 77
Rapports entre les pouvoirs
Art. 75, 76, 77
Organisation des pouvoirs - système monocaméral : une seule chambre : le corps législatif- élue au suffrage universel, permanente, durée de la légilsature très courte : 1 an- l’Assemblée propose les lois au peuple (article 54), rend des décrets (article 55), nomme le Conseil exécutif - Un Conseil exécutif de 24 membres- nommé par le Corps législatif, sur un eliste de 85 candidats proposés par les Assemblées électorales des départements- renouvelable par moitié tous les ans- responsable devant le corps législatif

- chargé de la direction et de la surveillance de l’administration générale, ne peut agir qu’en exécution des lois et des décrets du Corps législatif

Régime de concentration des

pouvoirs :

Gouvernement

d’Assemblée- le

Conseil exécutif

n’a aucun moyen

d’action sur l’Assemblée
ni initiative des lois
ni veto
ni droit de dissolution
c’est un exécutif dépendant

- l’Assemblée détient

tous les pouvoirs

Acte général de la conférence de Berlin de 1885

Créé par le 21 août 2015 | Dans : actualité, Histoire

Acte général de la conférence de Berlin de 1885

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La conférence de Berlin ou le partage de l’Afrique : 26 février 1885

La conférence de Berlin ou le partage de l’Afrique : 26 février 1885

Le 26 février 1885 est une date mémorable. Elle marque en effet, le partage du continent africain. Lors  de la conférence de Berlin (novembre1884-février 1885) les puissances occidentales ont décidé du sort de l’Afrique.
Les manuels allemands d’histoire désignent cette conférence la «Kongo-Konferenz.» Ceci en dit long sur les buts que les participants  s’étaient assignés. Sur invitation  du chancelier Otto von Bismarck 14 nations se rassemblent  à Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1885 afin d’établir les règles du  partage de l’Afrique et tracer de façon arbitraire les frontières. Il en résultera des conflits qui durent jusqu’aujourd’hui.

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Les pays participants sont: l’Allemagne,  l’Autriche-Hongrie,  La Belgique,  le Danemark, l’Empire Ottoman c’est-à-dire l’actuelle Turquie, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Russie, la Suède-Norvège ainsi que les Etats-Unis à titre d’observateur.  Les peuples et les rois africains sont maintenus à l’écart de cette conférence qui scelle le partage systématique de l’Afrique. Avec l’abolition de l’esclavage ou «Traite négrière,» l’Europe intensifie son intérêt pour l’Afrique à partir des années 1880 à la recherche de nouvelles sources économiques. Stanley, géographe découvre les richesses que renferme le bassin du Congo et aiguise ainsi l’appétit des puissances occidentales pour le continent africain. Léopold  II, roi de Belgique crée la «Société Internationale Africaine» qui lui sert de paravent philanthropique. Officiellement, il envisage d’envoyer des expéditions pour abolir définitivement «la Traite des Noirs», maintenue par les Arabes et étendre sa «mission civilisatrice» en Afrique.

En réalité, il charge Stanley d’établir un Etat d’indépendant du Congo et s’approprier ainsi les ressources naturelles de cette région. Dans le même temps, la France hisse son drapeau sur l’autre partie du territoire qui deviendra le Congo-Brazzaville, du nom de l’officier Savorgnan de Brazza qui a mené l’expédition.

Le «gâteau africain» 

Acte général de la conférence de Berlin de 1885 dans actualité her_doc02
La ruée vers les pays africains prend rapidement de l’ampleur. Les nations européennes découpent l’Afrique comme un gâteau, tel est le terme historique en allemand. En l’espace de quelques années, l’Afrique subsaharienne est divisée entre les puissances occidentales. Elles s’assurent la liberté de commerce sur les fleuves du Congo et du Niger.

Le document final de la conférence de Berlin stipule que Léopold de Belgique reçoit, à titre personnel, deux millions et demi de kilomètres soit l’actuel République Démocratique du Congo. Un pays 80x plus grand que la Belgique est devenu en un tour demain la propriété exclusive du roi Belge. Le Congo  deviendra  en 1908 une colonie belge. La colonisation n’a jamais été une œuvre philanthropique. De nombreuses  exactions y ont été commises: le travail forcé, les coups et blessures, l’utilisation du fouet pour asservir les récalcitrants. La politique des mains coupées pour obtenir la quantité de caoutchouc pour les besoins du roi Léopold  II, un mégalomane, caractérise la politique coloniale dans cette région.

Les nations européennes s’engagent à respecter la sphère d’influence de toute puissance établie dans une zone bien précise. Elles reconnaissent à la France le droit d’occuper  la rive droite du Congo et de l’Oubangui. Elles acceptent l’autorité administrative du Portugal sur l’enclave de Cabinda ainsi que les pays sous le joug colonial de la Grande Bretagne. Le Libéria et l’Ethiopie demeurent les deux états indépendants du continent ainsi que l’Etat libre d’Orange et du Transvaal en Afrique du sud. La conférence assure la liberté de navigation et de commerce sur les fleuves du Niger et du Congo. Tout traité conclus avec des rois africains doit être notifié aux autres nations colonisatrices.

La Conférence de Berlin rappelle l’interdiction de la «Traite des Africains» ou esclavage qui avait été aboli la première fois en 1794 par la Convention  puis rétabli par Bonaparte en 1802, à nouveau interdit en 1815 lors du Congrès de Vienne; et définitivement interdit en 1848 sous l’impulsion de Victor Schœlcher. La conférence de Berlin 1885 invite les signataires à contribuer à L’extinction totale de la «Traite des Africains.»
L’Allemagne occupe officiellement le Sud-ouest Africain, appelé Sud-ouest Allemand (1884-1919) qui deviendra la Namibie indépendante en 1990. Le Dr. Heinrich Goering, père du tristement célèbre Hermann Goering est placé à la tête de ce protectorat.

La colonisation allemande en Afrique       
Dans notre ouvrage publié en allemand, nous retraçons  tout ce pan d’histoire occultée. Nous abordons également la colonisation allemande dans le « Sud-ouest allemand » aujourd’hui la Namibie et dans le sud-est allemand, en Afrique de l’est (Tanzanie, Burundi, Ouganda).

C’est dans ce protectorat du Sud-ouest allemand, aujourd’hui la Namibie, qu’a eu lieu le premier génocide du 20 ème siècle et que les premiers camps de concentration ont été ouverts. Les premières expériences médicales ont été faites sur des prisonniers Héréros et Namas, afin d’étayer les thèses du 3ème Reich sur la notion de « race ». C’est également en Afrique qu’ont eu lieu les premières déportations d’Africains du sud-ouest allemand (aujourd’hui la Namibie) vers le Togo et le Cameroun. C’est également en Namibie qu’a eu lieu le premier génocide du 20ème siècle, celui des Héréros en 1904.

Plus de 20 000 Namibiens ont été poussés vers le désert du Kalahari où ils sont morts de soif et de faim au cours d’une bataille sanglante. C’est un peuple pratiquement décimé et qui aujourd’hui réclame des réparations. Un chapitre complètement occulté des manuels d’histoire.
La colonisation allemande a duré 34 ans. Avec le traité de Versailles en 1919, l’Allemagne a perdu ses colonies. Compte tenu du rôle peu reluisant des troupes allemandes dans cette partie de l’Afrique on parle peu de ce chapitre de l’histoire.

Une note d’optimisme
Le 27 février 2010, une rue de Berlin a été débaptisée et elle porte le nom d’une activiste métisse allemande, MAY AYIM (1960-1996) poétesse,  logopède, nommé professeur posthume dans une université américaine  et très engagée dans la lutte contre le racisme et toutes formes de discrimination en Allemagne. Gravement malade, elle a préféré se suicider en août 1996. Ce fut un choc dans la communauté noire d’Allemagne. Nous lui avons consacré plusieurs articles. May Ayim a ouvert la voie à la recherche sur les Noirs en Allemagne avec son livre en allemand:

« Accepter sa couleur. Femmes Afro-Allemandes  sur les traces de leur histoire « . (Ma traduction).
May Ayim a eu la joie de retrouver son père, un médecin Ghanéen qui avait accompli ses études de médecine à Berlin. Elle a ainsi pu connaitre sa famille paternelle et noué des liens familiaux très forts avec eux.
May Ayim, (1960-1996) une femme au grand cœur
May était une femme au grand cœur. En effet, lorsqu’elle avait appris que j’étais candidate au poste de maire pour la ville  d ‘Erlangen en 1996, elle a voulu me décerner un prix à partir de ses propres économies. Au bout de deux heures d’entretien téléphonique, j’avais réussi à la convaincre que je viendrai à Berlin pour sa conférence et qu’elle en retour, me promettait de renoncer à casser sa tirelire.

Nous avons publié ensemble pendant des années à Berlin le premier magazine de la communauté noire « Afro-Look ». Nous étions 3 femmes à effectuer ce travail, Ricky Reiser, May Ayim et l’auteur de ces lignes.  Ce fut une période exaltante. Nous avons dû arrêter de publier ce journal, car nous financions tout ce projet  par nos propres moyens.  May Ayim,  son nom de plume a été donné à une rue de la capitale.

Ce geste hautement symbolique  honore l’engagement  des femmes allemandes d’origine africaine. Ses poèmes, ses écrits demeurent une source  d’inspiration pour tous. La diaspora noire d’Allemagne salue cette heureuse initiative. Elle apprécie que les autorités aient débaptisé une rue, du nom d’un marchand d’esclaves  qui a participé à la Traite et qu’on l’ait remplacé par celui de May Ayim. C’est un grand pas en avant. Il a également renforcé le dialogue interculturel en Allemagne.

Sources
Pierrette Herzberger-Fofana. L’Allemagne restitue 20 crânes humains à la Namibie http://m.grioo.com/article.php?id=21595, 19.10.2011. www.pressafrik.com
Pierrette Herzberger-Fofana. Berlin 125 Jahre danach. Eine fast vergessene Deutsch-Afrikanische Geschichte. Wien (Vienne) AAI 2010, 110p. (Berlin 125 ans après. Une histoire germano-africaine presqu’oubliée)IS BN-10: 3200020121 ;   ISBN-13: 978-3200020122
Pierrette Herzberger-Fofana „May Ayim.Nachruf“ (1960-1996) in: Afro-Look. Berlin Nr.23, p.33
Pierrette Herzberger-Fofana . May Ayim,Dichterin,Wissenschaftleirn,Aktivistin (1960-1996I in: “Unsere Stadt Erlangen.“<Offen aus Tradition>. Die Woche gegen Rassismus.  Stadt Erlangen 2011, p.69-70
May Ayim &Katharina Oguntoye  .Farbe bekennen: Afro-deutsche Frauen auf den Spuren ihrer Geschichte Berlin: Orlanda Frauenverlag 1986, 4.Aufl 2007

Dossier : L’Histoire de la traite des Noirs et de l’esclavage

Créé par le 21 août 2015 | Dans : actualité, Histoire

  1. L’Histoire de la traite des esclaves africains
  2. L’Histoire des Noirs au Québec en 10 questions
  3. Les impacts culturels de la traite des Noirs

 


L’Histoire de la traite des esclaves africains

Entre le 15e et le 19e siècle eut lieu un événement qui marqua l’histoire de l’humanité : «  La traite des Noirs  ». À cette époque, les Européens amenèrent entre 10 et 12 millions d’esclaves africains en Amérique, par bateau. Cet événement a marqué de façon particulière le cours de l’histoire sur tout le continent américain.Pour bien comprendre les raisons qui ont poussé les Européens à soumettre tant d’Africains à l’esclavage, il faut se remettre dans le contexte du moment. En effet, à cette époque, plusieurs grands pays européens, désireux de s’approprier davantage de territoires et de richesses, ont mis en branle des expéditions visant à découvrir de nouvelles terres à exploiter. Les pays européens ont donc envoyé des colons pour peupler les nouvelles colonies européennes d’Amérique. Les colons avaient le mandat d’exploiter ces nouvelles terres étrangères et d’en tirer des ressources naturelles (or, argent, café, sucre, coton), qui allaient permettre aux Européens de s’enrichir.
Cependant, pour effectuer tous ces travaux, les colons ne suffisaient pas. Ils devaient absolument trouver une autre source de main-d’œuvre pour réaliser les travaux difficiles et ardus à leur place. Le travail était extrêmement difficile physiquement et les conditions s’avéraient misérables car pour que cette entreprise soit rentable, la main-d’œuvre ne devait pas être coûteuse pour les Européens.  Dossier : L'Histoire de la traite des Noirs et de l'esclavage dans actualité Lisa

Par ailleurs, il est important de savoir qu’à cette époque, les territoires d’Amérique du Nord et du Sud étaient déjà habités depuis longtemps par différents peuples autochtones et ce, avant même l’arrivée des Européens. Ces autochtones avaient construit leur propre société, régie par leurs propres règles. C’est vers eux que les colonisateurs se sont d’abord tournés pour trouver la main-d’œuvre qu’ils cherchaient. Les colons ont alors forcé les autochtones à travailler pour eux.

Cependant, les autochtones n’étaient pas habitués à des conditions de travail aussi intenses et difficiles. Ils ont rapidement tous été exterminés, principalement tués au travail, les conditions étant trop dures. Plusieurs ont aussi succombé à des maladies amenées d’Europe par les colonisateurs et contre lesquelles les autochtones n’avaient aucune défense.

Quand il ne resta plus d’autochtones, les colonisateurs se tournèrent vers l’Afrique. Ils y trouvèrent des hommes forts qu’ils embarquèrent de force sur des bateaux appelés «  négriers  ». Ces Africains se retrouvèrent dans plusieurs régions de l’Amérique : les États-Unis, les îles des Antilles, le Brésil, etc. Ces Africains provenaient essentiellement de Gambie, du Sénégal, du Libéria, de la Sierra Leone, de la Guinée, de la Côte-d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Dahomey et du Nigéria.

Une fois arrivés en Amérique, les esclaves étaient littéralement vendus à des propriétaires qui avaient tous les droits sur ses esclaves. Le propriétaire n’était pas obligé de nourrir suffisamment son esclave et pouvait le faire travailler autant qu’il le voulait, le battre, le mutiler, le fouetter ou même, le tuer. L’esclave était un bien, une propriété; il ne bénéficiait donc d’aucun droit.


L’Histoire des Noirs au Québec en 10 questions

1. Est-ce qu’il y a déjà eu des esclaves noirs au Québec ?

  • Oui. Dès 1688, le gouverneur de Nouvelle-France réclamait au roi de France des  » cargaisons de nègres  » pour la culture des terres, le défrichement et la construction des maisons.

2. Qui achetait les Noirs ?

  • Les communautés religieuses, des membres du clergé, des officiers, des marchands et de simples habitants.
    MoisDesNoirs dans Histoire

3. Dans quelles conditions se passait le voyage pour ces esclaves ?

  • Les esclaves arrivaient par bateau comme un troupeau de bêtes ; ils n’avaient pas de nom, pas d’identité. S’ils étaient malades, on les jetait par-dessus bord tout simplement.

4. Comment les vendeurs annonçaient-ils leurs esclaves ?

  • Ils plaçaient des petites annonces dans les journaux en vantant leur  » marchandise  » : robuste, en bonne santé, bon cuisinier, apte à travailler la terre, sait raser, coiffer, etc.

5. En quelle année a eu lieu la dernière vente d’esclaves au Québec ?

  • En 1797.

6. Quel nom portait l’esclave affranchi ?

  • Il gardait le nom de son maître ou se choisissait un surnom.
 musiciens 7. Qu’avaient autrefois en commun les Noirs et les Canadiens français ?

  • Ils poursuivaient le même objectif : se libérer de l’oppression. En 1793, les Noirs ont manifesté contre l’esclavage dans les rues de Montréal et il y avait des Canadiens français avec eux qui les appuyaient. En 1837, des Noirs ont participé au soulèvement des Patriotes, poussés par le désir de se débarrasser du gouvernement colonial corrompu.

8. Au début du 20e siècle, le gouvernement canadien a fermé ses portes à l’immigration noire. Quand les a-t-il ouvertes de nouveau ?

  • Dans les années 1950. On manquait alors de professionnels. On a ainsi fait venir des Noirs en provenance des Antilles françaises ou anglaises et, dans les années 1960, des scientifiques. Dans les années 1970, ce fut le  » cheap labor « , fourni par Haïti.

9. Vers la fin du 19e siècle, dans quel secteur les Noirs ont-ils trouvé des emplois qui leur ont permis de sortir de la misère ?

  • Dans le secteur ferroviaire. Ils étaient porteurs pour le Canadien Pacifique. Avant la Première Guerre mondiale (1914), il restait seulement 12 porteurs blancs sur 200. Ils ont même créé un syndicat, l’un des premiers de notre histoire, pour améliorer leurs conditions de travail.

10. Pourquoi l’histoire des Noirs devrait-elle être plus connue ?

  • Parce que les Noirs ont participé à l’édification de notre pays. Ils ont défriché, construit des maisons. Ils se sont mêlés aux Blancs et aux Autochtones, ont fait des enfants. Ils se sont battus pour préserver l’intégrité du territoire et ils ont revendiqué la liberté aux côtés des Canadiens-Français.

Les impacts culturels de la traite des Noirs

La traite des Noirs a eu des impacts considérables sur les différentes cultures présentes aujourd’hui sur le continent américain. Au temps de la colonisation, les esclaves noirs arrivaient avec tout leur bagage culturel africain, avec leurs traditions, leurs croyances religieuses, leur langue, etc. Les colonisateurs ont tenté tant bien que mal de réprimer leur culture africaine, mais sans succès. Malgré les interdictions, les esclaves ont réussit, de différentes façons, à sauvegarder leur culture, ou du moins, une partie. Certains exemples de métissages culturels encore présents aujourd’hui dans les Amériques sont éloquents, en particulier au niveau des arts. En voici quelques exemples:

La capoeira au Brésil

La capoeira (qui se prononce ca-po-è-i-ra) est une danse brésilienne amenée par les esclaves africains du Brésil. Au départ, cette danse africaine appelée N’Golo consistait en une imitation du comportement des animaux. Elle a ensuite été adaptée pour camoufler un art martial pratiqué par les esclaves qui avait été interdit par les européens. Cet art permettait aux esclaves de s’entraîner et d’apprendre des méthodes de combat se nomme la capoeira. En effet, les Européens avaient peur que les esclaves se révoltent et c’est pour cette raison que la pratique de cet art martial a été interdit. Si un esclave était surpris à pratiquer la capoeira, il pouvait être tué ou torturé afin qui ne puisse plus jamais la pratiquer.

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Les esclaves ont donc jumelé la danse N’Golo et l’art martial capoeira, afin que la pratique passe incognito aux yeux de leurs maîtres. Les esclaves se rassemblaient pour pratiquer la capoeira dansée et les surveillants des plantations où travaillaient les esclaves croyaient que ceux-ci ne faisaient que danser et s’amuser.Malheureusement, après que l’esclavage eut été abolit au Brésil, certains gangs de rue se sont approprié la capoeira pour en faire une arme offensive lors de combats de rue. La capoeira fut alors de nouveau interdite, considérée comme beaucoup trop dangereuse et menaçante et elle tomba dans l’oubli.

Ce n’est que dans les années 30 que certaines personnes la pratiquèrent de nouveau et lui rendirent sa popularité en la pratiquant de manière beaucoup moins violente et en la rendant davantage esthétique. C’est ainsi que la capoeira a survécue au fil des années et qu’elle est encore pratiquée aujourd’hui, sous la forme d’un art martial dansé !

Le blues aux États-Unis

 Le blues est né aux Etats-Unis, de la rencontre culturelle entre les esclaves et les colons. Les esclaves noirs qui travaillaient aux champs de coton avaient l’habitude de chanter en travaillant et les colons, remarquant que cette pratique augmentait la productivité des esclaves, les laissaient faire. Le concept était le suivant : un travailleur lançait une phrase musicale et les autres répondaient en chœur. Cette rencontre culturelle s’est ensuite transportée jusqu’à l’église où les esclaves ont introduits des rythmes africains. Le blues serait à l’origine de la plupart des musiques du XXe siècle comme le rhythm and blues, le soul, le country, le folk, le rock and roll et même le jazz.
 joueursblues

Le Candombe et le tango en Uruguay

En Uruguay, une tradition est enracinée dans la culture locale, il s’agit du Candombe (qu’on prononce Candômbé), un rythme musical joué sur des tambours spéciaux appelés tango. Ce rythme tire ses origines de l’Afrique. Des esclaves africains ont été amenés en Uruguay entre les années 1750 et 1846. À l’époque, les esclaves se servaient de cette musique comme un moyen d’expression pour transmettre toute la douleur et la souffrance qu’ils ressentaient d’avoir été déracinés et enchaînés. Avec le temps, le mot Candombe a aussi servi à désigner le lieu où les esclaves se réunissaient pour les célébrations musicales du Candombe.

Cependant, les Espagnols qui avaient colonisé l’Uruguay ont tenté d’interdire les Candombes en punissant tous ceux qui y participaient. Les Espagnols considéraient ces traditions comme une menace. Les esclaves durent alors se réunir clandestinement.

 1-candombe Encore aujourd’hui, ces rythmes sont joués dans des carnavals, dans des concerts, dans les rues. On estime qu’environ 6 % de la population uruguayenne actuelle est constituée des descendants d’esclaves Africains ayant perpétué ces traditions. Certains experts croient d’ailleurs que le tango que nous connaissons aujourd’hui, tient ses origines du métissage culturel entre les colons italiens et espagnol et de la culture des esclaves noirs présents à l’époque du colonialisme. Cette danse se serait aussi développée, en même temps, à Buenos Aires en Argentine.

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