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Les salariés français en mal de reconnaissance ?

Créé par le 03 sept 2015 | Dans : actualité, éco

 

Les salariés français en mal de reconnaissance ? dans actualité vignette

Couverture du livre Le salarié jetable, enquête sur les licenciements aux USA, rédigé par Louis Uchitelle et publié aux éditions Demopolis

L’enquête de l’Observatoire international des salariés 2009 publiée hier par TNS Sofres s’intéresse de près à quelques questions : quel a été l’impact de la crise sur le climat psychologique au sein des populations salariées ? La relation au travail, à l’entreprise, s’en est-elle trouvée affectée ? En quoi ? Les tendances sont-elles communes aux principaux pays occidentaux, ou au contraire variables selon les pays ?

Visiblement, « la France fait figure d’exception ». Les salariés français semblent toujours satisfaits de « l’intérêt de leur travail, de l’ambiance, de l’autonomie, de la possibilité de développer leurs compétences… », plus encore même que dans les autres pays occidentaux.

Méfiance vis-à-vis de l’entreprise

Revers de la médaille : « la confiance s’est érodée, et les sentiments négatifs vis-à-vis de son entreprise l’emportent désormais sur les sentiments positifs. » Bien plus ici que dans les autres pays où « la crise a plutôt renforcé le lien affectif vis-à-vis d’employeurs qui résistent dans la tourmente. » Les résultats soulignent un besoin, surtout en France, de « reconnaissance plus individualisée des collaborateurs, de leurs contributions, de leurs sensibilités. » Constat de l’enquête : « à la différence des employeurs étrangers, les entreprises françaises n’ont pas su faire de la crise une opportunité de mobilisation de leurs collaborateurs. » Y a-t-il un lien entre ce sentiment négatif à l’égard des entreprises, et l’envie de s’épanouir de plus en plus professionnellement en dehors du salariat ? Probablement.

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Macron s’en prend aux 35 heures, tollé à l’université d’été du PS

Créé par le 29 août 2015 | Dans : actualité, éco



Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a de nouveau critiqué les 35 Heures, devant les patrons membre du Medef.
Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a de nouveau critiqué les 35 Heures, devant les patrons membre du Medef. (LP/PHILIPPE DE POULPIQUET)

Et bon week-end à La Rochelle ! En mettant en cause les 35 heures à l’université d’été du Medef, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a saisi les socialistes comme des brochettes sur un barbecue alors qu’ils font leur rentrée annuelle ce vendredi matin dans la ville blanche.

« La gauche n’est pas exempte de critiques particulières, a affirmé le ministre à Jouy-en-Josas (Yvelines) devant un parterre de chefs d’entreprise conquis. Elle a pu croire à un moment, il y a longtemps, que la politique se faisait contre les entreprises, ou au moins sans, qu’il suffisait de décréter et légiférer pour que les choses changent. Qu’il n’était pas nécessaire de connaître le monde de l’entreprise pour prétendre le régenter. Elle a cru que la France pourrait aller mieux en travaillant moins. C’étaient de fausses idées », a-t-il affirmé.

Des Yvelines à la Charente Maritime, il n’a pas fallu longtemps pour que les tenants de cette « vieille gauche » dont veut s’écarter Macron se rebiffent. « Je ne savais pas que Nicolas Sarkozy était de retour au gouvernement », a moqué l’ancien frondeur Christian Paul, peu versé dans le social-libéralisme à la Macron. « Ce sont des mots d’un homme politique de droite », a opiné le député Yann Galut. Il y voit « une provocation insupportable » de la part « d’un ministre ringard qui insulte, là, avec des propos irresponsables, à la fois Jean Jaurès, Léon Blum, François Mitterrand, Lionel Jospin et Martine Aubry ». « Macron se gargarise de sa pseudo-modernité. Ça devient pathétique », dégaine même Laurent Baumel.

Traité de «ringard», de néo Sarkozy

Il y a un an, dans un entretien au Point réalisé juste avant sa nomination à Bercy, Emmanuel Macron avait déjà abordé le sujet sous l’angle polémique, estimant, au conditionnel, que « nous pourrions autoriser les entreprises et les branches, dans le cadre d’accords major 01Net itaires, à déroger aux règles du temps de travail et de rémunérations ». L’entrée en matière avait fait grincer jusqu’à Marisol Touraine, ministre de la Santé, qui l’avait mal accueilli. En novembre encore, à l’Assemblée, l’ancien banquier d’affaires avait regretté que la réduction du temps de travail ait pu faire croire, notamment aux investisseurs étrangers, « que les Français ne voulaient plus travailler ».

«C’est une autre version du travailler plus pour gagner plus. On sait où ça a mené…», a ironisé auprès du Parisien l’ancien ministre François Lamy, bras-droit de Martine Aubry.

Gérard Collomb, membre des réformateurs, l’aile droite du PS, et proche d’Emmanuel Macron, tente ce vendredi une explication de texte sur France 2 pour le moins ambiguë. « Ce qu’il dit, c’est que pendant toute une période, on a cru que pour régler le problème du chômage il fallait partager le travail. On se rend compte que ça ne marche pas. Il faut privilégier une politique de l’offre. (…) Faire en sorte que beaucoup plus de gens puissent travailler », a affirmé le maire du Grand Lyon.

Noël Mamère, député-maire de Bègles, s’agace : son parti, Europe-Ecologie Les Verts (EELV) ne peut cautionner la politique du gouvernement, telle qu’incarnée par le ministre de l’Économie. En quittant leur parti politique, «François de Rugy et Jean-Vincent Placé sont dans une dérive sociale-libérale telle qu’on a pu la voir hier avec Emmanuel Macron », a-t-il encore reproché sur RTL.

Même Claude Bartolone s’agace. « Le moins qu’on puisse dire est que cette phrase est une fausse bonne idée, tance sur France Info le président de l’Assemblée nationale, habituellement plus transigeant. 35 heures, c’est la durée légale du temps de travail au-delà de laquelle sont déclenchées les heures supplémentaires. J’aurais préféré que l’on dise devant les patrons qu’il faut encore plus négocier ». La tête de liste PS pour l’Ile-de-France met en garde : face aux « inquiétudes » de la rentrées, « les Français ont besoin de sécurité, donc que chacun fasse attention à ses propos ». D’autant que « nous avons besoin de croissance, bien sûr, mais aujourd’hui nous avons aussi besoin de valeurs », moralise-t-il.

Jean-Marie Le Guen défend le ministre : «Vous seriez bien en peine de me trouver une phrase (dans les propos d’Emmanuel Macron, Ndlr) où il parlait des 35 heures», a déclaré le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement à la presse. «Il a tout simplement acté l’idée que la gauche, qui a à un certain moment laissé penser qu’elle était plutôt favorable à la civilisation des loisirs, aujourd’hui est tout à fait convaincue que (…) c’est bien le travail qui est une valeur essentielle», affirme-t-il. «Comment un député socialiste peut parler comme ça d’un membre du gouvernement ?»,  s’est interrogé Jean-Marie Guen, à propos de Christian Paul, qui a comparé Emmanuel Macron à Nicolas Sarkozy.

Il n’empêche, deux jours après une tribune aux Echos dans laquelle le Premier ministre disait notamment vouloir continuer à réformer dans le sens de la « flexisécurité », Yann Galut s’interroge sur l’agenda de Macron. S’est-il exprimé en service commandé ? « Je demande à Manuel Valls une clarification sur les propos qui sont des propos irresponsables. Ce sont des mots d’un homme politique de droite », a conclut le député du Cher. Manuel Valls, qui sera à La Rochelle, ne pourra pas se dérober.

Les PPP jugés « onéreux et inefficaces », les architectes enfoncent le clou

Créé par le 24 août 2015 | Dans : actualité, éco

Grand Stade de Lille

 

Exécution incomplète des contrats, renégociation, risque de faillite » Dans son dernier rapport, publié mardi 17 mars, l’Internationale des services publics (ISP) pointe du doigt l’ »inefficacité et le coût onéreux » des PPP. Réactions et éclairages de Denis Dessus, vice-président du CNOA.

Les contrats en partenariat public-privé de nouveau mis en cause ? Ces opérations en PPP « constituent un mécanisme de financement de l’infrastructure et des services onéreux et inefficace, puisqu’il dissimule l’emprunt public tout en fournissant aux entreprises privées des garanties de profit à long terme accordées par l’État », estime aussi l’Internationale des services publics (ISP), la Fédération syndicale mondiale, dans son rapport publié mardi 17 mars. En effet, son auteur, David Hall, y passe en revue des PPP menés dans les pays industrialisés comme dans les pays en développement.

« Un processus obscur »

Avoir recours au secteur privé n’est ni « plus efficace » ni moins coûteux, souligne le document de la Fédération syndicale mondiale (ISP), chiffrant de 10 à 20% les surcoûts induits par l’organisation d’appels d’offres et le suivi des PPP. « Dans le secteur de l’eau, en France et ailleurs, ces groupes font souvent des offres conjointes, ou se répartissent les marchés des grandes métropoles », observe le rapport. Par conséquent, ce mode de contrat devient un « processus obscur qui s’opère pour l’essentiel dans le plus grand secret, en se cachant derrière des négociations confidentielles pour maintenir un avantage commercial », complète la même source. D’ailleurs, selon une étude de la Banque européenne d’investissement (BEI), à l’échelle de l’Europe la construction de routes via des PPP a coûté 24% plus cher que le financement public.

Les PPP jugés

Des conclusions qui se confirment en France…

En outre, pour le secteur public, les PPP ne sont pas exempts de risques, observe sévèrement l’ISP : exécution incomplète des contrats, renégociation, risque de faillite ou de défaut de paiement du maître d’ouvrage privé. Par conséquent, à l’heure où les taux d’intérêt sont très bas, l’ISP conseille aux gouvernements et collectivités locales de développer leurs infrastructures via leurs propres moyens financiers.

 

Pour Denis Dessus, vice-président du Conseil national de l’Ordre des Architectes, interrogé par Batiactu, les dernières conclusions du rapport de l’ISP sont des « évidences constatées par tous les analystes sérieux et indépendants », qui viennent d’ailleurs d’être confirmées en France dans un rapport de 25 pages de la Cour des comptes, qui étrille les PPP signés par les collectivités territoriales.

 

« On peut également citer l’excellent rapport sénatorial Sueur-Portelli, celui de l’Assemblée Nationale de Patrick Bloche, de l’Inspection Générale des Finances ou les précédents rapports de la Cour des comptes sur les prisons notamment, ajoute Denis Dessus. D’ailleurs, l’annulation très récente des PPP de la cité municipale de Bordeaux, des 63 centres d’entretien routier du ministère de l’écologie, de la piscine de Commentry (Allier), de l’hôpital sud francilien ou de la cité de l’océan à Biarritz devraient faire réfléchir l’Etat, les collectivités et les établissements publics. Recourir aux contrats globaux, alors que cela n’est pas justifié par des circonstances exceptionnelles, se traduit immanquablement par une incertitude juridique et un piège financier, pour généralement une piètre qualité de service public. »

Une solution proposée : « L’introduction d’un seuil plancher en dessous duquel on ne pourra pas utiliser le PPP »

Avant de conclure : « Il est grand temps que le ministère des Finances, dont le rôle théorique est de bien gérer, arrête de faire la promotion de procédures qui ont pour effet de siphonner l’argent public au profit des grands groupes du BTP ou de la finance. L’actuel projet d’ordonnance qui va réécrire la passation des marchés publics généralise la possibilité de recours aux contrats globaux. » Ce dernier va d’après, le CNOA, à l’encontre des préconisations des rapports parlementaires en ne retenant que le critère de l’efficience économique comme condition de recours au PPP, un critère basé sur une évaluation préalable généralement orientée pour ne pas avoir recours aux marchés publics classiques. La seule évolution favorable serait, d’après Denis Dessus, « l’introduction d’un seuil plancher en dessous duquel on ne pourra pas utiliser le PPP ». Enfin, la Banque européenne d’investissement (BEI), évoquée dans ce rapport de l’ISP, aurait une responsabilité dans la diffusion de ces procédures catastrophes, incitant et finançant de tels montages dans les Etats du sud européen notamment, conclut Denis Dessus.

Baisse de charges et bas salaires : le vrai enjeu

Créé par le 20 août 2015 | Dans : actualité, éco

Si la politique de baisse des charges sociales est dans son principe largement consensuelle, sa mise en oeuvre fait encore débat. Faut-il cibler les bas salaires ou en faire bénéficier aussi des emplois plus qualifiés ? Michel Didier et Jean-François Ouvrard examinent quel est le ciblage le plus efficace pour l’emploi et la croissance.

© Kzenon, Fotolia

La politique de baisse des charges sociales est aujourd’hui, dans son principe, largement consensuelle. Mais quelles charges et pour qui ? La question reste en débat.

Dans une tribune publiée dans Les Echos, David Thesmar et Augustin Landier ont pris position en faveur d’une concentration de toute nouvelle baisse des charges sociales sur les bas salaires. Cette position a été reprise par certains, voire accentuée, et a donné lieu à des déclarations qui préconisent même de revenir sur le Cice et sur les allégements issus du pacte afin de financer des baisses de charges supplémentaires en dessous de 1,6 SMIC. Les résultats macroéconomiques de la politique de baisse des charges concentrée sur les bas salaires menée depuis vingt ans sont pourtant peu probants : le taux de chômage est aujourd’hui à 10% comme en 1995.

Les partisans du ciblage des baisses de charges sur les bas salaires s’appuient sur des études expliquant que l’effet sur l’emploi est d’autant plus élevé que la baisse du coût du travail porte sur les bas salaires. La première raison de ce résultat est le SMIC. C’est un fait, le SMIC est élevé en France et la seule façon d’en limiter l’impact négatif sur l’emploi peu qualifié est de diminuer les cotisations sociales des employeurs. La deuxième raison est purement arithmétique : avec 10.000 euros de charges sociales en moins, on peut embaucher plus de livreurs que d’ingénieurs. Pour faire baisser à court terme le chômage, deux embauches valent mieux qu’une.

Mais c’est là un raisonnement à courte vue. Cibler uniquement les baisses de charges sur les bas salaires, c’est ignorer que la compétitivité d’une économie dépend aussi de la qualité de son offre de biens et de services comparée à celle des autres pays. La « remontée en gamme » de notre offre repose sur des ingénieurs et des cadres, dont le coût chargé du travail est élevé comparativement à d’autres pays.

Les défenseurs d’un ciblage étroit des baisses de charges font aussi valoir que des allégements de charges sur les salaires plus élevés seraient compensés par une hausse de leurs salaires nets, et n’entraîneraient donc pas une baisse du coût du travail. Aucune étude récente sur la France ne démontre vraiment cela. Il ne suffit pas d’observer que le taux de chômage est plus faible à certains niveaux de salaire pour en déduire que l’économie crée suffisamment d’emplois qualifiés. En outre, le chômage plus faible au-delà des bas salaires n’est, en partie, qu’une apparence. Il s’explique par des phénomènes de déclassement de travailleurs diplômés, reportant le chômage sur les bas salaires et pénalisant la croissance potentielle, puisque des qualifications se trouvent sous-utilisées.

On touche là au coeur du sujet. Cibler l’ensemble des allégements de charges sur les bas salaires, c’est ignorer que renforcer notre compétitivité et notre croissance potentielle est le premier facteur de création d’emplois durables. C’est aussi ignorer la dynamique de la croissance. Une croissance forte et durable bénéficiant à tous, en particulier aux moins qualifiés, n’est possible qu’avec une offre robuste dans les secteurs requérant de l’emploi qualifié. La troisième révolution industrielle en cours, qui ne concerne pas que l’industrie, exige une spécialisation de l’offre vers l’innovation, la création de nouveaux produits et des services de prestations intellectuelles haut de gamme. Or, compte tenu des contraintes budgétaires, concentrer les baisses de charges à proximité du SMIC implique des transferts implicites qui pèsent sur les qualifications élevées et oriente l’économie française vers une spécialisation moins innovante et moins compétitive. Pour diminuer le chômage structurel, la politique de baisse des charges doit être assez large.


Indicateurs du coût de l’heure de travail en Europe

Créé par le 20 août 2015 | Dans : actualité, éco

L’enquête harmonisée par Eurostat sur les coûts de la main d’oeuvre (ECMO) constitue une référence en matière de statistiques comparées sur le niveau et la structure du coût du travail en Europe. Cette enquête est menée tous les quatre ans. Pour suivre au plus près l’évolution des coûts de la main d’oeuvre dans l’intervalle, Coe-Rexecode actualise chaque trimestre les résultats de la dernière enquête à partir des indices du coût de la main d’oeuvre publiés par Eurostat. ( voir note de méthode ).

 

Les coûts de la main-d’oeuvre dans l’Union européenne au 1er trimestre 2015

Prolongement des résultats de l’enquête ECMO par les indices du coût de la main-d’oeuvre – juin 2015

19/06/2015

Coe-Rexecode prolonge chaque trimestre les résultats de la dernière enquête sur les coûts de la main d’oeuvre (ECMO) à partir des indices du coût de la main-d’oeuvre publiés par Eurostat.

Eurostat a publié le 18 juin 2015 les indices trimestriels de coût de la main-d’oeuvre dans la base 2012=100 pour le 1er trimestre 2015. Ils permettent de prolonger les résultats des données de l’enquête quadriennale sur le coût moyen de l’heure de travail, en l’occurrence celle de 2012. (voir la note méthodologique ).

Au 1er trimestre 2015, dans l’ensemble de l’industrie et des services marchands, le coût horaire de la main-d’œuvre pour l’ensemble de la zone euro est estimé à 29.8 euros en moyenne. Il a progressé de 2.2% sur un an. Pour la France, le coût de l’heure de travail ressort à 36.1 euros, en hausse de 1.7% sur un an. Avec un coût à 33.7 euros, la hausse pour l’Allemagne est de 3.3% sur un an.

Dans l’industrie manufacturière, le coût horaire de la main-d’œuvre au 1er trimestre 2015 s’inscrit à 32.3 euros en moyenne pour l’ensemble de la zone euro. Il progresse de 1.8% sur un an. Pour la France, il ressort à 37.4 euros, en hausse de 2.1% sur un an. L’Allemagne à 38.9 euros augmente de 3.1%.

Coûts de la main d'oeuvre 2000-2015 France, Zone euro, Royaume-Uni - Calcul Coe-Rexecode 1er trimestre 2015 (juin 2015)

Voir les données pour les 27 pays membres de l’Union européenne

Prochaine mise à jour : la publication des indices du 1er trimestre 2015 est annoncée pour le 16 septembre 2015

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Les Français sont passés à côté de la réforme de l’assurance-emprunteur

Créé par le 20 août 2015 | Dans : actualité, éco

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Les Français sont passés à côté de la réforme de l'assurance-emprunteur

 

Les Français sont passés à côté de la réforme de l’assurance-emprunteur

Un an après l’adoption de la loi Hamon, 63% des personnes interrogées par Le-Partenaire.fr ignorent presque tout de ce dispositif qui autorise l’emprunteur à changer d’assureur après la signature du prêt immobilier.

Un véritable « droit de résiliation et de substitution » a été mis en place via la loi Hamon sur la consommation, mais peu sont les Français qui le connaissent et encore moins ceux qui l’utilisent, d’après Le-Partenaire.fr. Le courtier en financement et assurance fait le point dans un sondage, publié un an après la mise en service de ce dispositif qui autorise l’emprunteur à changer d’assureur un an après la signature du prêt immobilier.

Ainsi, 63% des personnes interrogées disent ne connaître ni la loi, ni ses intentions. Seuls 4 français sur 10 connaissent, « dans les grandes lignes, la vocation du dispositif Hamon », destiné à simplifier la vie du consommateur via la délégation d’assurance. Or à la question : « Pensez-vous que la loi Hamon permette de réaliser des économies ? », moins de 1 Français sur 2 répond par l’affirmative, alors que la loi offre désormais à l’emprunteur la possibilité de comparer entre les offres concurrentes.

« Influence des banques sur le marché de l’assurance »

Si le texte porté par l’ex-ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire est largement méconnu, 78% des particuliers estiment même que la loi n’a « pas remis en cause l’influence des banques sur le marché de l’assurance ». Une défiance qui s’observe dans les chiffres décevants de l’assurance-emprunteur aujourd’hui : « la loi n’a pratiquement pas eu d’incidence sur le nombre de délégations. A peine 3 emprunteurs sur 10 font appel à un assureur autre que celui de l’établissement préteur », conclut Le-Partenaire.fr. Autant dire que le nouvel assouplissement des règles de comparaison des assurances, attendu pour la rentrée, risque lui aussi de virer au flop.

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Créé par le 19 août 2015 | Dans : éco

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Créé par le 19 août 2015 | Dans : actualité, éco

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Le scandale caché des autoroutes, le gouvernement enterre un rapport explosif

Créé par le 18 août 2015 | Dans : actualité, éco

Les sociétés d'autoroutes auraient contourné un certain nombre d'engagements afin de favoriser leurs filiales ou encore afin d'augmenter les prix.

Les sociétés d’autoroutes auraient contourné un certain nombre d’engagements afin de favoriser leurs filiales ou encore afin d’augmenter les prix. (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
L’Obs a révélé, vendredi 10 avril, la teneur d’un rapport explosif sur les sociétés autoroutières qui n’auraient pas respecté les engagements pris au moment des privatisations. Factures gonflées, absence d’appels d’offres, opacité tarifaire… Les sociétés autoroutières sont pointées du doigt.

Après le rapport sur le gaz de schiste, voilà un nouveau rapport qui semble avoir été classé sans suite par le gouvernement. Cette fois, il s’agit des concessions d’autoroutes. C’est L’Obs qui a divulgué les grandes lignes de ce rapport, que le gouvernement a tenté d’enterrer.

Ce rapport a été rédigé par la Commission nationale des marchés des sociétés concessionnaires d’autoroutes. Cette structure est chargée de veiller à la bonne tenue des appels d’offres dans le secteur de la maintenance des infrastructures autoroutières françaises au lendemain des privatisations menées par Dominique de Villepin, en 2005.

Les règles ont été contournées

A l’époque, le deal était simple, les recettes des péages devaient servir à la maintenance, l’investissement, la réfection du réseau… et à rien d’autre - comprendre: pas question de remonter les bénéfices pour financer d’autres projets des différents groupes concessionnaires (Vinci, Eiffage, Abertis, Macquarie…).

Très rapidement, les autorités de la concurrence ont mis en avant le risque que les marchés soient réservés à des filiales des groupes, s’affranchissant ainsi de la mise en concurrence.

Dans le rapport de la Commission nationale des marchés, plusieurs dysfonctionnements ont entravé le contrôle de ces sociétés. Les sociétés ont ainsi refusé de fournir les détails des contrats de moins de 2 millions d’euros pour lesquels ils n’ont aucune obligation de transparence. La commission craint que les groupes aient découpé de gros contrats en plusieurs plus petits pour rester dans les clous de la loi.

Des prix surestimés, des avenants à outrance…

Plus grave encore, la Commission estime que les prix ont été surestimés. D’ailleurs, elle se plaint, dans son rapport, que certaines sociétés d’autoroutes notamment les filiales de Vinci (ASF et Escota) aient refusé de transmettre les prix qui ont été appliqués.

Les prix transmis par leurs rivaux en 2013 montrent qu’ils ont été surestimés. Pour ne rien arranger, la Commission observe que les sociétés d’autoroutes ont allégrement fait gonfler les factures au travers d’avenants ajoutés après le début des travaux. Le rapport évoque une hausse comprise entre 15% et 52% du prix des travaux.

Un statut spécial pour Cofiroute

Le rapport de la Commission pointe également l’absence de réelle indépendance des organes de contrôles internes. En réalité, les groupes ont installé des anciens cadres à la tête de ces organes.

Enfin, le rapport déplore que Cofiroute ne soit pas éligible à toutes ces règles, compte tenu du fait qu’elle n’a jamais été publique.

Autoroutes : l’Etat paie l’erreur de Dominique de Villepin

Créé par le 18 août 2015 | Dans : éco

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(Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le coût de financement des autoroutes apparaît exorbitant pour l’Etat, aujourd’hui. C’est comme s’il avait emprunté à un taux d’intérêt de 7,8% par an. A comparer au taux actuel des emprunts d’Etat à 20 ans, soit 1,6%. Un coût lié à la privatisation des sociétés d’autoroute, décidée en 2006 par Dominique de Villepin.

Si la question de la hausse continue des tarifs des péages autoroutiers, au profit d’une rentabilité croissante des sociétés d’autoroute, propriétés de géants du BTP,  se pose aujourd’hui, c’est en raison d’une décision prise en 2006 par celui qui était alors premier ministre : Dominique de Villepin.

Il a alors imposé à son gouvernement la privatisation des sociétés d’autoroute, qui appartenaient pour la plupart à l’Etat -à l’exception notable de Cofiroute.

En quoi cette décision a-t-elle provoqué l’envolée des tarifs ? Ainsi que l’a souligné la Cour des comptes dans un rapport publié dès juillet 2013, le ministère des Transports, s’est retrouvé seul face à des groupes puissants -Vinci, Eiffage, l’espagnol Abertis-  dans un rapport de forces à l’évidence défavorable. Pour résumer, comme l’ont souligné les magistrats

« l’État a accepté de compenser par des hausses de tarifs un grand nombre d’investissements de faible ampleur, dont l’utilité pour l’usager n’était pas toujours avérée, ou qui relevaient des obligations normales des concessionnaires ».

La hausse des péages a été presque constamment supérieure à l’inflation, depuis 2006. Exemple : en 2008, la hausse des prix à la consommation atteint 1,9%, mais la société des autoroutes de Paris Normandie (groupe Abertis), par exemple, augmente les péages de… 4,32%.

 Les actionnaires bien servis

A quoi ont servi ces hausses tarifaires ? Notamment à augmenter les profits des sociétés d’autoroute. Depuis la privatisation de 2006, ils ont augmenté continument. Même en 2009, alors que sévissait la plus forte récession depuis les années 30, les profits ont progressé. La hausse a été en moyenne de plus de 5% par an pour l’excédent brut d’exploitation, sur la période 2006-2011. Même chose pour les résultats nets. Seuls les autoroutes du sud de la France (ASF, groupe Vinci) ont vu leur bénéfice baisser un peu en 2013.

Quelle a été la destination de ces profits? Pour la quasi-totalité, ils ont été distribués aux actionnaires sous forme de dividendes. Et ce contrairement aux pratiques en vigueur avant la privatisation.

C’est ce qu’a souligné l’Autorité de la concurrence, dans un avis publié en septembre :

On observe très clairement, outre que les bénéfices des Sociétés Concessionnaires d’Autoroute (SCA) , ont doublé depuis 2004, que la politique de distribution des dividendes a radicalement changé après la privatisation. En effet, alors que les Sociétés d’Economie Mixte Concessionnaires d’Autoroutes (et COFIROUTE) distribuaient en moyenne 56 % de leurs bénéfices à leurs actionnaires entre 2003 et 2005, cette part a atteint 136 % en moyenne les huit années suivantes.

Pour résumer, l’augmentation des péages a servi avant tout à rémunérer les actionnaires.

Dominique de Villepin évoque « une bonne affaire pour l’Etat »

Mis en cause sur ce thème, notamment par Ségolène Royal,  Dominique de Villepin a bien sûr récusé cette affirmation, sur France Inter.

«L’ambition de mon gouvernement était de moderniser les infrastructures et de désendetter la France». Une estimation, qui était celle de tous les services de l’Etat et des parlementaires (…) estimait le montant à payer à un peu plus de 11 milliards d’euros (…) nous l’avons cédé à 14,8 milliards d’euros, c’était donc une bonne affaire pour l’Etat.

 Un coût de financement de 7,8% annuels

Une bonne affaire? Dominique de Villepin oublie au passage la hausse continue des péages, négociée après cette privatisation, et l’intérêt qu’aurait l’Etat à opérer lui-même, via un établissement public, compte tenu de la baisse vertigineuse depuis 2006 du coût de l’endettement public.

Un seul chiffre résume l’aberration actuelle : le système de concession actuel équivaut à l’hypothèse d’un financement des autoroutes (construction, entretien…) au taux annuel de 7,8%. A comparer au taux d’endettement sur les marchés financiers, pour l’Etat, qui est de 1,6% s’agissant des emprunts sur 20 ans !

 L’intérêt de

mettre fin aux contrats

Mettre fin aux contrats autoroutiers, comme le suggèrent les parlementaires de gauche,  coûterait très cher à l’Etat : 39 milliards d’euros. Mais l’économie que feraient les consommateurs est telle, si les autoroutes étaient reprises par un établissement public, que le jeu en vaut la chandelle, comme l’explique  Gildas de Muizon, Directeur associé de Microeconomix, dans une contribution publiée par La Tribune : « nos calculs montrent qu’une telle opération (résiliation anticipée + remise en concurrence) permettrait à l’État de gagner plus de 10 milliards d’euros, compte tenu de la valorisation des sociétés d’autoroute. ».

 Le pourquoi d’une privatisation

La question posée, in fine, est celle du pourquoi de la privatisation. Dominique de Villepin n’a-t-il pas sacrifié le long terme -des autoroutes rentables pour l’Etat, y compris sans dérive des tarifs-, au profit de recettes de privatisation à court terme. Au passage, les banquiers d’affaires ont eu droit à d’importantes commissions. Mais il n’est plus question, là, d’intérêt général.

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